Québec
Publié le 13/03/2009 à 12:00 par loukristie
Quand il sera l’aurore, ici, presque midi,
Dans le creux du sommeil,
ses rives s’éveilleront,
Et sur les champs de neige s’éclairera la vie…
Au-delà de la mer, il naît d’autres saisons.
Du point du jour lointain
je ramène vers moi
L’empreinte de
souvenirs accrochée à mes pas,
Ces forêts enfouies, ces
rivières dénouées,
Ce nouveau continent aux accents enjoués.
Terre d’extrêmes, silencieuse, Ô Terre originelle,
Ton fleuve conquérant dessine du haut du ciel
Des morceaux d’océan tout au bout des sentiers,
Qui se souviennent encore de ce temps
flibustier.
Je songe à ces racines qui ne sont pas les miennes,
Car ce pays un jour m’est entré dans le cœur.
Embrasse-le pour moi, qu’un peu il m’appartienne,
Par les ailes qui ont fait se rejoindre les âmes sœurs.
Publié le 09/09/2008 à 12:00 par loukristie
Éclat de papillon, être en habit de fée,
J’ai le bout de tes ailes sur mon cœur déposé,
Elles vibrent, soudain s’affolent, au rythme d’un bonheur
Qui, d’un tour de magie, fait s’arrêter les heures.
Je parle de tes ailes comme je parle de ton cœur,
Elles sont l’eau de tes yeux quand résonnent quelques pleurs,
Ou tes mains qui s’envolent, envoyant des baisers,
Elles sont ton amitié, ces reflets épousés…
Éclat de papillon, aux ailes de l’envie,
Je vis sur ton nuage, où s’emmêle la vie,
Une valse débordante qui sans cesse tourbillonne…
Le seul son que j’entends, c’est toi qui papillonne…
Papillon des forêts, je n’oublierai jamais
Que d’une peur passagère tu sais faire une merveille.
Je pense à toi toujours, sache-le désormais,
Dans ma boîte à musique, tes ailes sont le réveil.
Éclat de papillon, près de toi le miroir
Reflète et fait grandir d’autres ailes déchirées…
Vous, papillons que j’aime, colorez ma mémoire,
Car ces mots que j’écris, vous me les inspirez…
Publié le 08/08/2008 à 12:00 par loukristie
Il est sous le soleil une terre bénie,
Où le ciel a versé ses dons les plus brillants,
Où, répondant ses biens la nature agrandie
A ses vastes forêts mêle ses lacs géants.
Sur ces bords enchantés, notre mère, la France,
A laissé de sa gloire un immortel sillon,
Précipitant ses flots vers l'océan immense,
Le noble Saint-Laurent redit encor son nom.
Heureux qui la connaît, plus heureux qui l'habite,
Et, ne quittant jamais pour chercher d'autres cieux
Les rives du grand fleuve où le bonheur l'invite,
Sait vivre et sait mourir où dorment ses aïeux.
Octave CRÉMAZIE (1827-1879)
Un petit poème trouvé sur le net, en l'honneur du Québec, ce pays que j'adore et suis heureuse de connaître, et des québécois, que j'aime aussi, dont deux surtout qui se reconnaîtront ! C'est un bonheur d'avoir pu vous rencontrer !
Publié le 30/07/2008 à 12:00 par loukristie
Une maison, un feu de bois…
Dans le ciel, des milliers d’étoiles…
Une maison, un feu de bois…
Et je descends vers vous, abandonnant ma toile.
Nous voilà donc
ensemble, recréant le bonheur,
Trois êtres qu’une année a relié doucement,
De ces chaînes immobiles qu’on tient avec le cœur,
Cimentés de nos rires, de nos larmes seulement.
Dans les
braises renaissantes, dans le feu qui crépite,
Tourbillons de fumée qui dansent et volent encore,
Dans l’ivresse enfantine de nos âmes qui palpitent,
L’amitié réunit nos cœurs sur le même bord.
Cet étonnant voyage rend plus noble l’histoire,
Je vois dans nos
sourires les fils entrecroisés,
L’écrin resplendissant où s’éveillent nos mémoires,
Pour vivre ces instants de paix recomposée.
Mes amis, je vous aime, et ces moments d’espoir
Capturent l'éternité dans ses filets de plume.
Si mes nuits me reviennent, je saurai entrevoir
L’or de ces souvenirs brillant sur les écumes.
Mes mots sont inutiles, ne restent que vos images…
Amis, comment vous dire l’étrange pèlerinage
Que mon cœur hésitant fait en vous
rencontrant…
Nos étoiles sont les mêmes, faites de rêves éclatants.
Publié le 30/07/2008 à 12:00 par loukristie
Aéroport,
Attente invisible
D’une heure arrêtée…
Je rêve encore,
Histoire irréversible
Où me guide l’amitié.
Aéroport,
Les nuages m’appellent,
Et tout au bout du ciel,
J’ai ton visage encore.
Aéroport,
Et sur mon cœur qui bat,
La douceur de tes pas,
Et tout autour de moi,
Les échos de ta voix,
Qui fredonnent mon voyage,
Et me guident au passage.
Aéroport,
Je pars…
J’ai son image plantée dans le fond de mes yeux,
J’ai ton cœur diapason voguant au bord des cieux…
Publié le 29/07/2008 à 12:00 par loukristie
Maringouin : mot inconnu dans le dictionnaire français… Et pourtant, il existe, je l’ai rencontré !!
Le maringouin québécois est au moustique français ce que le caribou est à la douce biche. Un animal féroce déguisé en moustique, qui ne pique pas, non, il fore, perfore, troue, perce et transperce, passe à travers les vêtements… alors la peau d’une française, je ne vous dis pas, quel régal ! Il ressemble évidemment à son « cousin » français, mais inutile de secouer la main ou le bras pour a faire décrocher, il a l’esprit
kamikaze, et préfèrera se faire écraser sur la place de son festin plutôt que de ne pas finir son assiette !
Et pourtant, moi, d’habitude, les moustiques ne me piquent pas !!
Là, j’ai les pieds transformés en clafoutis, avec de la gelée de groseille, clafouti qu’on aurait un peu trop fait gonfler… Pieds, genoux, cuisses, bras (que le droit !), mains et doigts et même les joues ! Et plus on gratte (oh oui ça fait du bien, oh oui !), pire c’est ! Certains, affamés ou enivrés je ne sais pas, ne sont même offert le luxe de faire du surplace, je ne vois pas d’autres explications à ces placards rouges et oedématiés de la taille d’une pièce de un dollar (canadien, le taux n’est pas le même !) qui ornent le dessus de mes pieds.
Je tremble à l’idée que j’aurai pu être en short et décolleté ! Car oui vous avez bien compris, j’avais pantalon, chaussures ( et chaussettes même ensuite), tee-shirt à manches, et une couverture par-dessus,quand on passait les soirs dehors… (enfin, à partir du deuxème soir, après m'être faite dévorée par excès de confiance le premier soir autour du feu !)Mais le maringouin ne s’arrête pas à ce genre de peccadilles, au contraire, ça le stimule, l’agace, l’énerve, lui donne des ailes et de l’énergie…
J’imagine aussi qu’il aurait pu me piquer dans le dos, il est suffisamment sournois pour deviner le petit endroit magique qu’on ne peut jamais attraper dans le dos, à tel point qu’une aide extérieure est nécessaire. J’ai donc échappé au pire, même si chaque frottement est une torture…
La maringouin est vicieux : il pique et instille son venin en silence (ah oui ça ne parle pas, un maringouin, trop occupé à aspirer ce nectar sanguin…), et ça commence à gratter le lendemain soir… Il endort notre méfiance par cette impression de sursis, et quand on ne s’y attend plus, banzaï !! La patrouille du Québec attaque, trompe en avant, et les rafales se succèdent… Je pense être dorénavant une victime de guerre, je vais peut-être même réclamer des dommages et intérêts…
Je rêve de transformer un capteur de rêves en capteur de maringouins, je suis prête à le fabriquer moi-même, je mettrai une araignée au milieu de la toile, je vous garantis qu’elle va se régaler !
Au menu du petit déjeuner, pardon du déjeuner, maringouins gratinés au fromage sur des toasts, dilués dans du sirop d’érable (ça colle !!) et décorés de bines…
Il paraît qu’il y a cette année
quatre fois plus de maringouins que d’habitude… Quelle chance… Ce doit être pour l’anniversaire des 400 ans de Québec, ça attire des visiteurs…
Et pour calmer les démangeaisons, j’ai tout essayé… Gratter bien sûr ! Oh oui, c’est bon, ça !! Mais après, c’est l’enfer, le napalm, le brasier ! Me passer les pieds sous l’eau glacée n’est pas mal non plus (oh oui !), après on ne sent plus rien, les pieds étant engourdis par le froid… Les écorcher ? Au moins après, ça fait mal, mais ça ne démange plus ! Bon, je viens de m’acheter en pharmacie une crème apaisante (une caisse de 12 tubes), on verra bien… Et des comprimés qui vont avec… Attention, cela peut vous endormir, m’a dit la pharmacienne… Ben au point où j’en suis… Il est où, mon lit, déjà ?… Quant aux autres méthodes expérimentées, impossible d’en parler ici, la décence et la loi me l’interdisent ! Et de toute façon, je n’ai pas emmené le matériel !!
Non, inutile de le demander,
il n’y aura pas de photos de mes pieds pour orner ce billet, ce blog n’est pas un blog d’épouvante ! Et puis, imaginez que la lumière du flash réveille le venin !! Arghh… Je soupçonne les maringouins de s’être endormis pendant le voyage du retour pour mieux se réveiller ensuite (pas scratchés par le décalage horaire, eux ! ) Et oui, le maringouin supporte avec ténacité tous les lieux et les climats.
Je croyais que l’exportation de maringouins était interdite ?…
Ce n’est pas un panneau « attention passage de caribou » qui serait indispensable, mais un panneau « attention, lâcher de maringouins, prudence »…
Bref, voilà un souvenir du Québec auquel je ne m’attendais pas… J’aime les surprises, mais à ce point là…
Une façon originale de ne pas oublier le Québec !!
Publié le 28/07/2008 à 12:00 par loukristie
Me voilà de retour de ces vacances au Québec...
Avec sans doute un coeur plus grand et un esprit plus lumineux...
Cette semaine-là est de celles qui comptent dans une vie, comme toutes ces amitiés virtuelles devenues indispensables; j'en ai la certitude au fond de moi, et je remercie chaque jour de ma vie qui m'a conduite à cette rencontre et à ces moments de bonheur.
Merci à vous deux, Mél et Steeve,
pour votre accueil, votre gentillesse, vos rires, votre amour et votre amitié, qui font vos coeurs à tous deux plus forts et le mien plus chaleureux. Je vous aime très fort ! Et je fais au passage un "bec" à la "grenouille" qui dormait encore quand je suis partie.
Et peut-être, oui, vous me manquez déjà, mais vous existez et cela est la plus belle consolation qui soit.
Je vais reprendre ma route, comme avant, mais elle est dorénavant enjolivée de morceaux de ciel, de lacs et de forêts, d'accents chantants, de goûts et de senteurs inoubliables (et je ne vous dis pas tout !!).
Je vous ferai sans doute part petit à petit de ces nouvelles images ancrées dans ma tête, et je passerai vous voir toutes et tous demain... dès que la pierre qui s'est posée dans mon coeur au moment du départ se sera transformée en farandole de souvenirs à partager.
Et maintenant, je pars à la recherche des heures disparues dans le décalage horaire...
Une petite sieste sera la bienvenue...
Il est où, mon lit, déjà ?........
ZZZZZZZZZZZZZZZZ..............
Chanson de Eric Lapointe
Publié le 20/07/2008 à 12:00 par loukristie
Je pars demain… Je serai absente une semaine.
Destination : le Québec…
Je pars y retrouver ma meilleure amis, rencontrée il y a un an. Un an seulement. Un an déjà…
J’ai hâte ! Mais c’est demain, enfin ! C’est une étape mais Ô combien importante, de ce voyage commencé il y a donc un an…
Je m’en souviens…
Et je me souviens justement que la devise des Québécois est « je me souviens ». Et je me demande de quoi ils se souviennent… Peut-être d’avoir été abandonnés et trahis par la France. Et pourtant, jamais ils ne se comporteraient avec nous comme on s’est permis de le faire avec eux il y a 400 ans. L’avenir du Québec pourrait être nos remords à nous, mais je préfère le voir comme une histoire exaltante ! Demain, elle sera aussi la mienne.
Je me souviens que la France a baptisé le Québec « la belle province »…
Je me souviens que son drapeau est bleu avec une croix blanche encadrée de fleurs de lys.
Je me souviens que tout a commencé il y a 400 ans, et j’espère en vérité que tout commence aussi demain !
À bientôt ! Je prends une valise vide pour la remplir de souvenirs…
Je vous embrasse toutes et tous.