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Nom du blog :
loukristie
Description du blog :
Etats d'âme, douleurs d'esprit... Mais n'oublions jamais : rien ne meurt, tout existe toujours.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.06.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Livres Extraits

Le portrait de Dorian Gray - Oscar Wilde

Posté le 13.03.2008 par loukristie


Quelques citations extraites de ce livre "Le portrait de Dorian Gray", peinture magique ou dédoublement de personnalité, un portrait qui tue et se rajeunit, portant également les stigmates de ses vices...

On ne perd pas sans regret même ses pires habitudes ; ce sont peut-être celles qu'on regrette le plus.

Se faire le spectateur de sa propre vie c'est échapper à toutes les souffrances de la vie.

C'est l'incertitude qui nous charme. Tout devient merveilleux dans la brume...

Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails.

Nous ne sommes si enclins à bien juger autrui que parce que nous tremblons pour nous-mêmes.

La chose la plus commune, dès qu'on nous la cache, devient un délice.

Toute influence est immorale. Influencer quelqu'un c'est lui donner son âme.

Tout portrait qu'on peint avec âme est un portrait non du modèle, mais de l'artiste.

Ce sont les passions dont nous méconnaissons l'origine qui nous tyrannisent le plus.

Le chemin des paradoxes est le chemin du vrai. Pour éprouver la réalité, il faut la voir sur la corde raide.

Que de fois il arrive qu'en croyant expérimenter sur autrui nous expérimentons en réalité sur nous-mêmes !

Derrière chacune des choses exquises qui existaient se cachait quelque chose de tragique.

Seuls les sens peuvent guérir l'âme, tout comme l'âme seule peut guérir les sens.

Oscar Wilde



--

Croire au bonheur

Posté le 28.01.2008 par loukristie


"Croire au bonheur, c'est déjà se donner le droit d'y accéder. C'est s'ouvrir à autre chose que nos vieilles façons de penser enfouies dans le fond de notre subconscient. C'est accepter qu'il soit possible pour soi d'arriver à vivre dans la magie du bonheur. C'est reconnaître que cet état existe pour les autres, et qu'il est maintenant possible pour soi-même.
Le bonheur (...), c'est un état d'esprit conscient. Rien d'autre ! C'est en pensée qu'on est heureux ou non. Changer vos pensées et vous changerez votre vie."


extrait de "Les clés du secret" de Daniel Sévigny

Lautréamont (2)

Posté le 22.01.2008 par loukristie


"Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison; car, à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant."

extrait des "Chants de Maldoror" de Lautréamont

Walt Whitman

Posté le 17.01.2008 par loukristie


"Ô moi! Ô la vie ! Toutes ces questions
Qui m'assaillent,
Ces cortèges sans fin d'incroyants,
Ces villes peuplées de sots,
Qu'y a-t-il de bon dans tout cela, Ô moi, Ô la vie ?
Réponse :
Que tu es ici, que la vie existe, et l'identité,
Que le prodigieux spectacle continue,
Et que peut-être tu peux y apporter ta rime..."


Walt Whitman "Feuilles d'herbe"

extrait de "Le cercle des poètes disparus"

Satané Dieu ! - Jean-Louis Fournier (2)

Posté le 07.10.2007 par loukristie

Dieu et Saint Pierre sont dans le fumoir. Ils savourent en silence un impressionnant havane.
--"ça fait du bien par où ça passe" déclare Dieu.
Saint Pierre ne dit rien. Il fait des ronds de fumée qui montent vers le ciel, comme des auréoles.
--"On devrait augmenter le prix du tabac" dit soudain Dieu.
--"Pourquoi vous dites ça?"
--"Pour empêcher les crétins du dessous de fumer."
--"Ils se débrouilleront, ils feront de la contrebande."
--"A ce moment-là, j'aviserai, j'inventerai quelque chose."
--"Quoi par exemple?"
--"La toux ?"
--"Pas terrible."
--"Oui, mais chronique."
--"Vous pouvez trouver mieux."
Dieu ferme les yeux, réfléchit longuement, et soudain son visage s'éclaire.
--"Le cancer du poumon ?"
--"Vous voyez, quand vous voulez."



(extrait de "Satané Dieu !" de Jean-Louis Fournier)

Satané Dieu - Jean-Louis Fournier

Posté le 22.09.2007 par loukristie


Dieu a fini le monde, il a ses cent cinquante trimestres, il peut enfin prendre sa retraite.
Il loge maintenant avec saint Pierre au dernier étage d’une grande tour, près du ciel, au-dessus des nuages et de ses locataires: les hommes.
Son logement est somptueux, meublé en style Louis XV et très confortable. Il a un salon de musique, un fumoir, une bibliothèque avec plein de livres en latin, un home cinéma, une piscine intérieure, une salle de sport et une grande terrasse avec des arbres.
Mais Dieu s’ennuie. (…)
Chaque soir, c’est un rituel, il se met à genoux, il déroule un petit tapis sur le sol, pose son oreille dessus et écoute. Et chaque soir, son visage se crispe, il entend les voisins du dessous qui s’amusent. Le rire des femmes surtout lui est intolérable.
Dieu est jaloux des hommes. Leur bonheur lui fait mal.
-- « Vous les avez trop gâtés. Fallait pas leur faire le paradis terrestre » lui reproche saint Pierre. « Voulez-vous qu’on déménage? »
-- « Non, je veux rester près d’eux . »
-- « Alors essayez de leur gâcher la vie. Au lieu de multiplier le pain et les poissons, multipliez les ennuis. »
-- « Vous avez raison. Je vais m’occuper d’eux. » dit Dieu. Et une méchante lueur s’allume dans ses yeux. « Mais est-ce que je vais réussir ? »
-- « Vous avez bien réussi le paradis. Il n’y a pas de raison que vous loupiez l’enfer. »

(…)

-- « C’est beau comme du Lelouch » dit Dieu.
Sur une immense plage déserte, un homme et une femme courent à la rencontre l’un de l’autre. Ils se rejoignent et s’embrassent.
Ils sont tranquilles, seuls au monde. La plage est à eux, la mer est à eux, le ciel est à eux, le monde est à eux. « Ils sont heureux » soupire Dieu.
Et comme chaque fois qu’il voit des gens heureux, Dieu a la nausée et il réfléchit à ce qu’il pourrait bien inventer.
Le couple s’est allongé sur le sable, ils s’enlacent fougueusement. Dieu, jaloux mate. Il passe ses jumelles à saint Pierre.
-- « Regardez. »
-- « Ils auraient tort de se gêner. « 
-- « Ne vous inquiétez pas, ça ne va pas durer. Imaginez les dans quarante ans. »
-- « Qu’est-ce qui va se passer dans quarante ans ? »
-- « Elle aura quarante ans de plus. »
-- « Lui aussi. »
-- « Oui, mais il boitera.
-- « Ça n’empêche pas les sentiments. »
-- « Ils ne se parleront plus. Ils n’auront plus rien à se dire. Ce sera triste, comme un film de Bergman. »
Dieu venait d’inventer le quotidien.

(...)


extraits de "Satané Dieu !" de Jean-Louis Fournier.


Caustique, n'est-ce pas ?... J'adore... Je vous en mettrai d'autres...

Manuel du Guerrier de la Lumière (5)

Posté le 15.09.2007 par loukristie


Le Guerrier de la Lumière ne craint pas de paraître fou.
Il se parle à voix haute quand il est seul. Quelqu'un lui a appris que c'était la meilleure manière de communiquer avec les anges, et il cherche ce contact.
Au début, il constate combien c'est difficile, il pense qu'il n'a rien à dire, qu'il va répéter des sottises.
Pourtant le Guerrier insiste. Chaque jour, il converse avec son coeur. Il dit des choses qu'il ne pense pas vraiment, il dit des bêtises.
Un jour, il perçoit un changement dans se voix. Et il comprend qu'il est en train de canaliser une sagesse supérieure.
Le Guerrier semble fou, mais ce n'est qu'un masque.



extrait du "Manuel de la Lumière", de Paulo Coelho



Manuel du Guerrier de la Lumière (4)

Posté le 13.09.2007 par loukristie


Le Guerrier de la Lumière croit.
Parce qu'il croit aux miracles, les miracles commencent à se produire. Parce qu'il a la certitude que sa pensée peut changer sa vie, sa vie se met à changer. Parce qu'il est certain qu'il va trouver l'amour, cet amour apparaît.
De temps en temps, il est déçu.
Quelquefois il se blesse.
Alors il entend les commentaires :"Comme il est ingénu !"
Mais le Guerrier sait que c'est le prix à payer.
Pour chaque défaite, il a deux conquêtes à son actif.
Tous ceux qui croient le savent.


Extrait du "Manuel du Guerrier de la Lumière" de Paulo Coelho


Elisabeth Kübler-Ross

Posté le 08.08.2007 par loukristie

Il y a un moment dans la vie d'un malade où la souffrance cesse, où l'esprit glisse dans un état dont le rêve est absent, où le besoin d'aliment est minime, où la conscience du monde environnant commence à s'estomper dans l'obscurité. C'est l'heure où la famille déambule dans les corridors de l'hôpital, tourmentée par l'attente, ne sachant s'il faut cesser d'être là autour du vivant, ou rester auprès de lui jusqu'à l'instant de sa mort. C'est l'heure où il est trop tard pour parler, et pourtant, c'est l'heure où la famille appelle à l'aide avec le plus d'intensité, avec ou sans mots formulés. Il est trop tard pour une intervention médicale (...), mais il est aussi trop tôt pour une séparation définitive d'avec le mourant. C'est le moment le plus dur pour le sproches, soit qu'on souhaite se sauver, en finir avec ça, soit qu'on se cramponne désespérément à quelque chose qu'on est en train de perdre pour toujours. (...)
Ceux qui ont le courage et l'amour nécessaire pour rester auprès d'un malade agonisant dans le "silence qui va au-delà des mots", sait que ce moment n'est ni effrayant, ni douloureux, mais la cessation paisible du fonctionnement du corps. Assister à la mort paisible d'un être humain nous rappelle une étoile filante; l'une de ces millions de lumières dans le vaste ciel, étincelle pendant un bref instant avant de disparaître dans une nuit sans fin, pour toujours. (...)
Cela nous fait prendre conscience de notre finitude, de l'étendue limitée de notre existence.


extrait de "Les derniers instants de la vie " de Elisabeth Kübler-Ross

Paulo Coelho (3)

Posté le 30.07.2007 par loukristie


Le guerrier de la lumière regarde la vie avec douceur et fermeté.
Il est face à un mystère dont, un jour, il trouvera la réponse.
A chaque pas, il se dit : "Mais cette vie est une folie !"
Il a raison. Livré au miracle du quotidien, il note qu'il n'est pas toujours capable de prévoir les conséquences de ses actes. Parfois il agit sans savoir qu'il agit, il sauve sans savoir qu'il sauve, il souffre sans savoir pourquoi il est triste.
Oui, cette vie est une folie. Mais la grande sagesse du guerrier de la lumière consiste à bien choisir sa folie.


estrait du "Manuel du Guerrier de la Lumière" de Paulo Coelho.


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