Les reves
Posté le 20.06.2008 par loukristie
J’enroule autour de nous l’écharpe de l’aurore,
Je t’emmène embrasser les feux multicolores,
Déposant sur nos lèvres les perles parfumées
Que le halo du ciel change en gouttes de rosée.
Ma main effleure les songes que la nuit t’a laissé,
Dessinant sur nos cœurs de tendres aquarelles.
Je connais la douceur pour l’avoir caressée;
Dans l’aube frémissante, elle pose une passerelle.
Je t’emmène la franchir pour apaiser nos peurs,
Se bercer de l’éveil, de son chant langoureux,
Une sirène familière que l’on croyait douleur,
Qui fait de cet augure un espoir amoureux.
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Posté le 20.06.2008 par loukristie
Comme un papier qu’on froisse au serment de l’oubli,
Répudiant les pensées dans l’encre déversée,
Mon âme elle-même renie tout ce qui l’affaiblit,
Ne gardant des ténèbres qu’une flamme renversée.
Un miroir absolu choisissant ses reflets,
Voilà ce qu’elle devient, troublante transparence,
Qui, d’une métamorphose, interdit les regrets.
Laissez-lui ce doux rêve comme ultime révérence.
Elle fera disparaître loin des yeux du soleil
Les obsessions brûlantes meurtrissant le sommeil,
Débarrassée d’un monde n’exhortant qu’à la peine.
Redeviendront poussière les secrets enfermés…
La vie n’est que ce songe que l’âme a transformé.
Sceptiques, laissez-lui croire à cette marche sereine.
Posté le 18.06.2008 par loukristie
Existe-t-il encore,
ce monde imaginaire,
Peuplé d’ailes fragiles et de chats mystérieux,
Où les fleurs ténébreuses qui hantaient
Baudelaire
Se gorgent de
nectar et d’arômes capiteux.
Dans ces rubans de rêve
où le temps n’a plus prise,
Je garde la mémoire d’un pays irréel.
Mon cœur prend son essor et son rythme me grise,
Maintenu en cadence par des fées criminelles.
Sous les nuages sombres s’esquissent les attelages
Que forment les
étoiles en promenant mes songes.
Pays imaginaire, montre-moi ton visage,
Et les
fragments d’opale où mon reflet se plonge.
Je viens à chaque nuit rencontrer le manège,
Où dansent des elfes étranges
quand le soleil s’endort…
Ce rêve de
cristal qui m’a donc prise au piège
A refermé sur moi ses
tentacules d’or…
Posté le 13.06.2008 par loukristie
Aux morsures de la nuit répond l’aurore limpide,
Douce explosion de vie en rubans malicieux,
S’enroulant en caresses au monde translucide,
Qui s’esquisse et frémit dans ces voiles capricieux.
L’aurore est ce rideau aux frontières de la nuit,
Ondulant dans un souffle, une étrange facétie
Qu’un feu tendre et complice changerait en spectacle.
Des ténèbres maudites, l’aube fait un miracle.
L’attente est une extase d’où tomberaient des pleurs,
Noyant les silhouettes éthérées des dormeurs,
Dont les mains enlacées voyagent en secret.
De ce troublant éveil, chaque jour en cascade
Crée ce ballet gracile où dansent les arcades
Des rayons en sommeil sur le voile indiscret.
Posté le 12.06.2008 par loukristie
Je me tiens
silencieuse tout au bord de l'abîme,
A regarder danser les précieuses rêveries...
Mais tout n'est que
mensonge, pas de
berceaux sublimes,
Un océan recouvre ces mirages fleuris...
Le
tourbillon m'emporte dans ses sphères invisibles...
Je ne sais me débattre mais je résiste en vain,
Ebauche d'un vertige pour mon coeur trop sensible,
De ce voyage obscur jamais l'on ne revient.
Et ce chaos bourdonne de foules inconnues,
Et des
voix dispersées des âmes agonisantes...
Dans ce rêve terrible où je me suis
perdue,
Plus rien ne me protège des ombres malfaisantes.
Je rêve d'un
fil d'argent sur l'onde qui chavire,
Jeté entre les bords de l'abîme irréel...
Ce n'est qu'une pensée de mon âme d'araignée...
Prisonnière du songe, sans ancre ni navire,
Je vois autour de moi des formes surnaturelles,
Et la peur me transperce...
Je me suis résignée...
Posté le 04.06.2008 par loukristie
Aujourd’hui que le ciel n’a point couleur d’ébène,
Dans
le secret des mots gisent les
ailes blessées,
Qui retombent sans cesse, alourdies de leurs peines,
Des jours qui ne sont plus et de tristes pensées.
Mais les ombres enveloppent les
secrets éperdus,
Les soustrayant parfois aux chercheurs inconnus.
Seule la douceur rêveuse des
âmes confondues
Mettra un souvenir sur ce cœur presque nu.
Dans
le secret des mots s’ébauchent quelques cendres,
De celles que l’on disperse en
perles oubliées.
Et c’est dans cette brume que l’on pourra surprendre
Les fils mystérieux où deux cœurs restent liés.
Aujourd’hui que le ciel n’a point couleur d’ébène,
C’est un signe silencieux, que
jamais ne s’achève
Le voyage des âmes dans la lumière lointaine…
Dans
le secret des mots, elles laissent un peu leurs
rêves…
Posté le 22.05.2008 par loukristie
Dans l’errance où je tremble, je n’espère même plus
Rafraîchir cet enfer allumé dans mon cœur,
Insatiable fusion dans mon âme éperdue,
Je sais dès à présent comment rester vainqueur.
Je m’accroche à mon rêve, à cette belle espérance,
Au souffle si fragile, si puissant à la fois,
Quand les ailes d’un ange ravivent ces présences,
Et me portent si loin que ma mémoire flamboie.
Je m’accroche à mon rêve, même s’il faudra du temps,
Pour que le fil d’argent qui me tient prisonnière
Accroche un autre cœur, dans ce vent inconstant
Où j’avance, obstinée, jusqu’à l’heure dernière.
Je m’accroche à mon rêve, et cette ivresse m’emporte,
Apaise les sombres vagues où guettent mes tourments,
Je me brûle dans ces flammes qui aussi réconfortent,
L’espoir comme une chandelle éclairant un serment.
Et je promets toujours, dans ces instants moins lourds,
D’accrocher mon regard à ces pas de velours.
J’attendrai, confondue à ce rêve de douceur,
Et cette attente m’apaise dans mes bribes de noirceur.
La chanson "Je rêve" est signée, auteur et compositeur, par Angel Fall
Posté le 17.05.2008 par loukristie
Espérances ou chimères, je vois sous vos paupières
Vaciller vos beaux rêves, trembler et palpiter
Ces fragiles étoiles, étincelles de poussière,
Qui vous emportent au loin avant de s’effriter.
Je vous vois endormi, meurtri de vos amours,
Dans l’oppression des songes, ne reste qu’un vertige,
Plein de regrets noyés dont les sombres contours
Reviennent vous hanter comme demeurent les vestiges.
Savourez ces silences, dans vos troublants sommeils…
Je veille sur vos cieux comme un ange surveille
Les âmes tournoyantes, de la nuit à l’aurore.
Et si, avant le jour, mes yeux aussi se ferment,
Je joindrai à vos rêves les miens pour qu’ils renferment
Mes mains et mes espoirs pour vous veiller encore.
Posté le 08.05.2008 par loukristie
Un soir,
égarée dans l’enchantement nocturne,
Chuchotant au
silence mes amères confessions,
Je vis venir à moi, à mon âme taciturne,
Un être pâle et fragile d’une autre dimension.
Il prit dans ses mains douces le ruisseau de mon cœur,
Et en fit résonner les
cordes chancelantes,
Pour en faire échapper les plaintives rancoeurs,
Résignée que j’étais à ces eaux trop dormantes.
Et cet ange incertain
transforma mes silences,
Mes ultimes secrets en fièvres renaissantes,
Auréolé soudain de sa belle insolence,
Pour le
réveil vengeur d’une âme étourdissante.
Puis
l’aurore s’est levée, dissipant le mystère…
Ne demeurait de lui qu’une empreinte de rêve…
Mais mon
cœur bat plus fort, fébrilement espère
Qu’une plume en mon âme a frôlé de ses lèvres…
Posté le 04.05.2008 par loukristie
Sommeil lourd… Fatiguée… Aucun bruit alentour…
L’instant où tout bascule, où s’éteint la mémoire,
Dans l’attente perceptible d’une toile de rêves,
Où s’esquissent ls couleurs d’une nuit
inoubliable.
Laisser monter l’absence d’une
conscience sans retour,
Quand la lumière blafarde déchire de ses mâchoires
La vie désemparée, n’espérant qu’une trêve…
Glisser vers le
repos, l’oubli irrémédiable…
Les
rideaux de ténèbres enveloppent mon âme…
Je me couche, apaisée, ou résignée peut-être…
Mais elle m’ouvre les bras,
tentation de la nuit,
En fermant doucement mes paupières alourdies.
C’est la
voix du silence qui assèche mes larmes,
Les douleurs de ce cœur enfin vont disparaître,
Avalées dans un souffle quand résonne minuit,
Laissant
sourdre en mes songes des reflets engourdis…