Les amours et les doutes
Posté le 01.07.2008 par loukristie
Quelques paroles dans l’ombre, va et vient de pensées…
Les jours perdus reviennent façonner ma mémoire,
Dans ces
veilles rêveuses où le temps a passé,
Écornant doucement les pages du grimoire…
Quelques paroles dans l’ombre, en secret bien gardé…
Je crois te perdre encore, je te retrouve enfin…
Mon silence te contemple, espérant t’accorder
Sur le bord de mon cœur quelque amour clandestin.
L’aube détache de mes
rêves ces paroles englouties,
Et ces ombres qui t’aiment, au travers de ta vie.
Je t’offre aussi la mienne, comme ultime garantie.
Quelques paroles dans l’ombre, sans vouloir déranger
Les
accords invisibles que l’âme inassouvie
Donne a chacun de nous pour mieux les
protéger.
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Posté le 27.06.2008 par loukristie
Voici que l’âme s’entrouvre et se découvre enfin,
Nimbée de ces présences comme l’aube de lumière.
Nos chagrins s’engloutissent, et renaît aux confins
L’étrange sérénité maintenant familière.
Une présence est un mot ou une pensée discrète,
Gorgée de sentiments et de simples évidences.
Elle apaise les tourments et les doutes qui entêtent,
Réunissant deux voix en une même cadence.
À ces rubans dorés qu’elle enlace à nos larmes,
S’accroche son amour ou d’autres noms encore.
Sans même lui avouer, elle guide nos alarmes
Vers ce temple en nos cœurs où la paix va éclore.
Alors en un instant, elle n’est plus si lointaine,
Car elle connaît les mots effaçant les distances ;
Les lendemains n’ont plus ces couleurs incertaines,
Son réconfort transforme en force nos inconstances.
Chacun de nous détient un nom sur cette présence,
Un étrange animal, faits d’ailes ou de caresses,
Une émotion palpable, rapprochant nos essences,
Pour cueillir ces moments de joie et de tendresse.
Posté le 19.06.2008 par loukristie
Parmi les larmes entrecroisées, j'ai vu briller,
Danser en transparence, telle la voile d'un navire
Aux prémices de l'aurore, le fil à ton coeur relié.
Et cette lumière d'un souffle effaça mes soupirs.
Derrière le voile neigeux, tant de brumes me ramènent...
Alors ce fil se tisse, m'enveloppe et m'entraîne,
Dans la valse de ton coeur, la douceur de tes yeux,
Sans que tu puisses toi-même le maîtriser un peu...
Posté le 17.06.2008 par loukristie
Tu te réveilles à l’aube et tu as mal dormi,
Tout embrumé de rêves et de feux assoupis…
Des aubes vertigineuses s’ébattent dans ta tête,
Des questions sans réponses, des attentes secrètes.
Épuisé de stupeur et de balbutiements,
Tu trembles et tu t’égares, de miroirs en tourments…
Elle t’a laissé transi et les larmes aux paupières,
Abandonné ici dans cette étrange prière.
À ces ombres inconnues répondent des cendres blêmes,
Pleines de regrets dormants et de rumeurs extrêmes.
Dans cette sombre tempête d’un cœur à la dérive,
Tout s’efface, ne demeurent que des vagues successives.
Voilà soudain deux mondes que tu croyais unis,
Que se brisent en éclats de souffrances infinies.
Le jour est mort aussi dans l’abîme mystérieux,
Où tu ne survivras qu’en espoirs silencieux.
Posté le 24.05.2008 par loukristie
Mais quel est ce mystère, cette
fleur empoisonnée,
Qui distille dans tes veines le venin des remords,
Cette sensation terrible d’un
cœur abandonné
Qui
sans se l’avouer s’effondre et se déplore…
Sache que le
souvenir est voisin du remords,
Les laisser s’emmêler fait naître l’amertume.
C’est une blessure à vif qui peine et mord encore,
Toi seul as le pouvoir de la rendre posthume.
Dans cette impasse, face à
ces portes fermées,
C’est une attente stérile d’où rien ne peut germer,
Ce n’est qu’un
châtiment que tu t’infliges parfois,
De peur d’aller plus loin dans ce trouble qui s’accroît.
Laisse filer tes remords et
reprends donc ta route,
Elle t’attend en silence, ornée de ces merveilles
Que tu ignores encore et qui noieront tes doutes,
Dont tu sens le parfum au creux des longues veilles.
Et s’ils reviennent encore, ces remords où tu plonges,
Ces
frêles hésitations qui toujours se prolongent,
Je t’aiderai à croire aux nouveaux sentiments,
À tout ce que tu vaux, pour chasser tes tourments.
Posté le 13.05.2008 par loukristie
Les sanglots s’éternisent du fond de tes refrains,
Je te regarde enfin embrasser tes chagrins,
Cette étreinte immobile, cette mélodie secrète,
Car ton âme tourmentée demeure encore discrète…
Je te dédie mes mots et mes tristes complaintes,
À toi dont le cœur lourd ne laisse que ces empreintes,
Ces aiguilles que tu plantes dans mon cœur de sirène,
Car tu ne m’entends pas, prisonnier de ta peine.
Laisse-moi à mon tour embrasser ton visage,
Noyer ces spectres pâles en partageant tes pleurs…
Je vacille et je tremble, dans mes mains ce présage,
Qui me fera mourir en chassant tes douleurs.
J’étreindrai tes chagrins et je les ferai miens,
Que tu poursuives encore tes autres nébuleuses…
Dans mon puits de ténèbres, plus rien ne me retient,
Pars donc, puisque je t’aime, sous mes ailes amoureuses…
( la chanson a pour titre "Here without you" de 3 Doors Down... Je viens de découvrir, savourez...)
Posté le 11.05.2008 par loukristie
J’avais pour habitude, dans l’hiver monotone,
De faire de
mes nuits des contes fantastiques,
De fermer l’horizon à
ce cœur qui détonne,
Pour vivre dans les rêves quelque histoire chaotique.
Voilà que je découvre, au mortel abandon,
Des racines nouvelles telles des fleurs impalpables,
Ces étranges parfums, ces troubles et ces pardons,
Qui me font
oublier des tourments trop coupables.
Ce sont des liens sensibles, des
chaînes de sourires,
Dont les maillons soutiennent des âmes qui se ressemblent.
S’unir pour apaiser un être qui soupire
Nous donne cet éclat
que nous vivons ensemble.
C’est une chaîne entre amis, une fière évidence,
Car
offrir du bonheur nous comble aussi de joie…
J’ai reçu tant et tant, à de troubles cadences,
Qu’un
soleil en mon cœur doucement se déploie.
Contempler ce
miroir dont les reflets prolongent
Cette flamme intérieure qui, de ses rayons sourds,
Illumine mes folies, mon univers de songes,
Pour vivre ces
tendres chaînes dans l’abîme qui m’entoure…
Posté le 27.04.2008 par loukristie
Apprenez que l’amour arrive comme un voleur,
Sur des portes fermées, il vient par
effraction,
Il laisse au quotidien les traces d’un pilleur,
Essence inexprimée d’une étrange attraction.
Il porte à sa ceinture, indissociablement,
Les clés du paradis et celles des enfers.
Il faiblit ou transporte au gré de ses tourments
Les aiguilles acérées que les flammes profèrent.
Il n’est parfois qu’
attente, mais dans cette torpeur
Surgit une évidence :
la vie ne fait plus peur.
On voudrait vivre vite, on voudrait vivre fort,
Des effusions de sang en
effusions de cœur.
L’amour est cette bataille, et ce doux réconfort
Dont on ne sort
jamais tout à fait en vainqueur.
Bercement de l’absence, au piment des morsures,
Projeter sur l’écran comme un film qui rassure,
Les scènes infinies des belles retrouvailles,
En oubliant un peu que l’âme aussi défaille.
L’amour est ce tatouage que l’on vit chaque jour,
Comme l’encre qui se glisse en folles
arabesques
Sous la peau, point par point,
dessinant les contours,
Douloureux, apaisants, de cette glorieuse fresque.
Hantée par ce
vertige, les frasques du néant,
Je n’ai pas prétention à définir l’amour,
Mais mon cœur sait aussi, dans ce gouffre béant,
Que
l’amour est bien mieux, au seuil de ce parcours
Que ce qu’on ne vivra jamais, je le comprends...
Posté le 19.04.2008 par loukristie
Elles dansent autour de moi en
rubans quotidiens,
Et parmi ces fumées respire ton
absence,
Tel ce mal qui me hante et vide mon essence,
Souvenirs échappés de l’âme d’un gardien.
Dans la voûte étoilée, les volutes indécents
Déposent sur
mes rimes les
cendres d’une vie.
Dans ce feu singulier, nulle peine n’est assouvie.
Le mal de toi est ce brouillard étourdissant.
Ironie de l’histoire, voila la
solitude
Qui ramène ses
parfums et ses sombres turpitudes,
Puisant dans la fumée l’implacable victoire.
Et toi,
brume ondoyante qui sublime l’amour,
Tu rattaches l’ennui à mes nuits alentours,
Comme si cette lourde absence n’était qu’
expiatoire.
Posté le 13.04.2008 par loukristie
C’est une douleur très simple et non moins mystérieuse,
Cueillie au bord d’une route à l’aurore de l’hiver,
C’est une joie aussi, éclatante et gracieuse,
Un mélange facétieux qui rend ton âme légère…
Je souhaite que ta route soit belle.
Qu’elle efface les tourments pour semer les senteurs
Des sentiments profonds qui doucement te grisent,
Qui te surprennent encore, tellement enchanteurs,
Pour qu’au bout du chemin, un rêve se cristallise.
Je souhaite que ta route soit belle.
Ces croisements de vie sont si lourds à porter,
Mais n’oublie pas mes mots pour te réconforter.
Je sais aussi l’ivresse de nos cœurs malmenés,
Les doutes et les caresses qu’ils vont nous asséner.
Je souhaite que ta route soit belle.
Sur cette route il y aura des veilleurs, des amis,
Pour s’accrocher à toi et pour te relever
Si tu en as besoin, si ton cœur est meurtri.
Ton bonheur est de loin ce qu’il faut préserver.
Je souhaite que ta route soit belle.
Pour une fois, pas de larmes pour arroser ces mots,
Juste des perles d’amitié, ce bijou que je porte
Tous les jours à mon bras, qui me suit mot à mot,
Et que je te renvoie pour qu’il te réconforte.