Etats d ame
Posté le 02.07.2008 par loukristie
Un jour je serai moi, si seule et tant meurtrie,
Le cœur morne et aride, où la route finit,
Seule au moment tragique où le ciel s’obscurcit,
Où même les mensonges ne sont pas entendus,
Je n’aurai que ma voix et mes ailes perdues,
Nuages et cendres grises ensemble confondus…
Un jour je serai moi, noyée dans ces mers sombres,
Et puis quelqu’un viendra, je l’attendrai dans l’ombre,
Un frère, une âme, un cœur entre les cœurs sans nombre…
Quelqu’un viendra vers moi, sans que je le supplie,
Et il aidera mon âme à se sauver aussi…
Un jour je serai moi…
Ce cœur qu’on croyait mort, il n’était qu’endormi,
Des mots hésitants l’ont réveillé à demi…
De ces flèches indécises,
enfin je deviens moi…
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Posté le 28.06.2008 par loukristie
Que je parle de
passions ou
d’envols maléfiques,
Que mes rimes douloureuses débordent tant de fois,
Il n’est pas de remords qui ne soit anarchique,
Et
ma vie ordinaire s’étiole sans ces efforts.
Je ne crois pas en celle dont vous faites l’hommage.
Dans mon gouffre insipide,
je vis en transparence,
Ni meilleure, ni pire, je suis loin d’être sage,
Mais
vous aimer toujours, voila ma préférence.
Une vie ordinaire, cernée d’incertitudes,
Mais que vous
bousculez, curieux ou insensés,
Jusqu’à me faire maudire mes douces habitudes,
Et tisser
autrement les fils de mes pensées.
Vous, extraordinaires, puis-je encore quêter,
Dans mes pâles rhétoriques où vous vous égarez,
Que vous puissiez apprendre, en lisant, à m’aimer,
Souffler ces étincelles sur mon cœur chaviré…
Posté le 23.06.2008 par loukristie
Au creux des jours de brume et de pâle lumière,
Quand je confonds mes doutes et mes regrets immenses,
Je tiens ce fil de rêve caché sous mes paupières…
Le rayon de ton cœur dans mon regard s’élance…
J’ai cherché cette flamme au-delà des obstacles,
Cet étrange rayon qui va d’une âme à l’autre.
Aimer peut me surprendre et créer ce spectacle,
Où j’oublie peu à peu mes chagrins et mes fautes.
Aimer est l’anagramme que toi seul(e) peut comprendre,
Âme sœur, âme fraternelle, mon cœur fol vous assemble,
Dans l’harmonie discrète pour ne faire qu’un signal,
D’où s’échappe la tendresse, ce précieux récital.
Laissez-moi ce rayon pour éclairer mes nuits,
Car l’éclipse d’une âme vide à jamais l’espoir.
Toi qui porte deux noms où s’attache ma vie,
Tu garderas ces mots, les perles de mon histoire…
(Pour Mél et Jack... Nous sommes 3 âmes soeurs... les ailes de l'une portent les âmes de chacune des deux autres... )
Posté le 16.06.2008 par loukristie
Pas d’aile ni d’auréole, ni d’ornement futile,
Je ne suis pas un ange, un rêve insatisfait,
Je suis ici mortelle et mon cœur versatile
A trouvé près du tien de délicieux forfaits.
Retiens-moi si je tombe, d’un mot ou d’un soupir,
Quand mon âme s’effondre dans les doutes maudits.
L’amour est cette lumière où les regrets expirent,
Et
cette petite flamme éclaire seule mon esprit.
Près du vide, je t’implore de garder
entrouverte
La porte de mon cœur pour t’y glisser parfois,
Freinant le rythme pour qu’il ne te déconcerte.
Il mourra, le sais-tu, si tu n’es près de moi…
Retiens-moi si je tombe, ta main est mon étoile,
Mes pleurs coulent dans tes yeux, ton sourire sur mes lèvres…
Je mêle l’espérance à ces sauvages voiles,
Certaine de ta présence pour apaiser ma fièvre.
Retiens-moi si je tombe, dans le soir silencieux,
Quand les rumeurs nocturnes font fermer les paupières.
Tu brises ma tristesse comme les orages les cieux,
Laissant un peu de toi dans les perles de poussière.
Posté le 14.06.2008 par loukristie
C’est à travers ce cœur trop longtemps assoupi
Qu’éclate enfin
le goût des éternelles envies.
Son
chant me dévore sans que je n’ai de répit,
Emplissant de clarté mon âme inassouvie.
Dans l'air mélancolique palpitent doucement
Les ombres d’où s’écoulent
ces trésors ignorés,
Et ce
murmure gonfle, puis vit furieusement,
Jusqu’au frisson de chair, ce
tonnerre adoré.
Il se répand en pluie
au miroir de mon âme,
Mélange ses couleurs et le chant de mes pleurs.
Mes peines se corrompent de ce qu’un cœur proclame,
Victime extatique consumée par l’ampleur.
Et j’aime ces
éclats, ces torrents d’artifices,
Jaillissant par ma bouche en vibrantes
mélopées.
Je me résous parfois au cruel sacrifice
Qui fait
naître un tourment contre cette épopée.
Je donne à me damner les mots tendres comme l’ivresse,
Découvrant dans ce cri la
violence des promesses,
Abreuvant de ces flots les recoins ténébreux,
Où mon
cœur résigné s’éteignait, trop frileux.
Voici donc les secrets scintillants et troublants
De
ces bribes d’infini dont j’aime l’insolence.
J’emporterai ce chant qui s’envole en tremblant,
Pour en faire un diadème accroché au silence.
Posté le 09.06.2008 par loukristie
Garder des souvenirs pour s’en faire des sourires,
Savoir que ce partage irise un avenir,
Que des mots, des présences font vibrer le navire,
Pour qu’il porte plus loin et jamais ne chavire.
Trouver dans un regard un éclat de lumière,
Qui fuse comme l’éclair dissipant mes ténèbres.
Ne pas craindre un départ qui trouble mes paupières,
Car il n’enlève rien aux instants partagés,
À la chaleur docile chassant les heures funèbres,
Car tout nous appartient, dans nos mains protégé…
Vivre de ces sentiments, ces tendres amitiés,
Pour pouvoir vivre enfin et ternir ces douleurs.
Savoir qu’un jour finit pour qu’un autre recommence…
Entre les deux je rêve et ne peux oublier.
Poursuivre cette route, enivrée de douceurs…
Savoir qu’un jour finit mais jamais une présence…
Posté le 06.06.2008 par loukristie
Des éclats de bonheur comme des perles de pluie,
S’accrochent à mes pas et font s’évaporer
Les tourmentes fantasques renaissant de la nuit,
Et les regrets d’hier à peine ignorés.
Me voilà cheminant au cœur de cet éveil,
Apaisée des écueils où se brisaient mes vagues…
C’est un éclat d’étoile qui me tire du sommeil,
Levant les voiles d’ombre où mon âme divague.
De timides étincelles se posent sur les pierres,
Recouvrant cette route tel un miroir doré…
Je n’ose qu’une larme au bord de ma paupière,
De crainte qu’un frisson ne les fasse s’envoler.
Et dans ces mêmes éclats emplissant mon espace,
Je crois voir un reflet qui vacille mais résiste…
C’est celui de ton cœur qui me guide et délace
Les derniers rubans noirs qui en mon âme subsistent.
Posté le 03.06.2008 par loukristie
De douleurs en caresses, au pied des douces flammes,
J’ai sorti du tombeau les rayons de mon âme.
Dans un habit de fleurs et de peines secrètes,
J’ai transformé ma plume en un frêle interprète.
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…
Mes espoirs mystérieux se terrent au creux des ombres,
Des braises éblouissantes en manteau de pénombre…
Je me réjouis des larmes autant que des murmures,
Des sourires qui renaissent au bord de la blessure…
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…
Quand mes yeux s’ensommeillent, je laisse parler mon cœur,
Et ces mots qui débordent glissent jusqu’à vos mains.
Vous refermez les doigts, emprisonnant mes peurs,
Et ce geste en douceur m’ouvre des lendemains.
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…
Je regarde entrouvertes les portes de la nuit,
Je disparais un peu, en oubliant mes chaînes,
Mes troubles confidences et mes sombres ennuis,
Pour cueillir jusqu’à l’aube un bouquet de mes peines…
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…
Posté le 02.06.2008 par loukristie
Je réclamais la nuit et les gouffres obscurs,
Croyant tuer mes regrets dans ces douleurs infâmes.
Je recueillais les doutes au fur et à mesure,
Tel un manteau glacé enveloppant mon âme.
Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.
Je ressassais, fiévreuse, mes erreurs aveuglantes,
Amours abandonnées aux détours d’une offense,
Les yeux baissés sur les cicatrices sanglantes,
Condamnée à l’exil dans cette foule immense.
Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.
Puis, un soir sous les cendres, un souffle a ravivé
Les braises assoupies enlacées en silence,
Mon âme s’est réveillée, ornée des perles versées,
Et ce collier de larmes s’embellit d’une présence.
Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.
Peurs et joies emmêlées sur cette voie méconnue,
Je ne sais où m’emporte ce passage délicieux.
Mon cœur déraciné regorge d’inconnu,
L’avenir est déjà ce présent silencieux.
Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.
Posté le 02.06.2008 par loukristie
Il est des mots le soir qu’on lit et qu’on emporte
Tout au fond du sommeil, des caresses en douceur,
Telles des mains invisibles qui berceraient le cœur,
Ces présences où que j’aille qui m’aiment et qui m’escortent.
Ces mots sont des soleils que j’avais oubliés,
Et qui viennent soulever dans mon cœur reprisé
Des ondes de chaleur et de tendres chamades,
Pour transformer ma nuit en une douce escapade.
Sur ces mots parfumés, le temps n’a pas de prise,
De vos fières amitiés, même mon âme est éprise,
Et j’en fais une chandelle pour éclairer mes rêves.
Il est des mots le soir qui reviennent m’apaiser,
Entre les lignes, les silences viennent s’y briser,
Et je m’endors avec un sourire sur les lèvres…