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Nom du blog :
loukristie
Description du blog :
Etats d'âme, douleurs d'esprit... Mais n'oublions jamais : rien ne meurt, tout existe toujours.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.06.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Contes

Les fées, dans l'imaginaire celtique

Posté le 15.03.2008 par loukristie


La présence des fées en Bretagne était avérée dans les croyance populaires jusqu’au début du XIXè siècle.
Il semble en effet qu’à cette époque, elles aient toutes quittées la péninsule, la même nuit… On dit encore qu’elles reviendront toutes la même nuit… "quand la religion s’éteindra"…
De fait, elles ont été, comme les Korrigans, victimes de la propagation de la foi chrétienne. La Sainte Vierge qui passe pour être leur plus grande ennemie, les a peu à peu chassées de leurs lieux consacrés.
On ne les rencontrait plus alors que près des fontaines proches des mégalithes ou dans les zones forestières reculées.
On les décrit ainsi : "...Elles n’ont pas plus de deux pieds de hauteur. Leur forme, admirablement proportionnée, est aussi aérienne, aussi délicate, aussi diaphane que celle de la guêpe, elles n’ont d’autre parure qu’un voile blanc qu’elles roulent en écharpe autour de leur corps. La nuit, leur beauté est dans tout son éclat"...

Le jour, elles sont invisibles, sauf pour qui a frotté sur ses yeux la pommade magique. La nuit, tout le monde peut les voir.

Leur souvenir et celui de leurs bienfaits restent gravés dans de nombreuses mémoires. Toutefois, leur personnalité multiple et complexe laisse apparaître d’autres facettes de leurs "tempéraments".
Ainsi, on affirme dans différents endroits de Bretagne que pour régénérer "leur race maudite", elles enlèvent les enfants et n’hésitent pas à séduire les hommes, développant pour ce faire les plus impudiques manigances…




--

Ange (conte écrit par Luc Arbogast)

Posté le 14.12.2007 par loukristie
J'aime ce bleu profond et vivant de l'aube qui apparaît, ce bleu des mille et unes nuits où les étoiles ont fait leur nid, invitant parfois dame Lune à un concert de lumière pour les rêveurs de la Terre.
Je vais par les chemins, au-delà des monts et des vallées. Parfois le soir je m'endors dans la forêt. Et lorsque je me réveille dans le petit matin brumeux, me reviennent alors les songes portés par le ventre de la terre. Je ne connais de plus doux sortilège que d'être enchanté par les fées, de plus beau souffle de vie que la poésie, ces chemins de contes et de légendes fleuries...




Voici venir l'histoire d'un enfant grandissant.
Il allait avoir sept ans lorsqu'un jour, émergeant du monde tendre dans lequel ses parents le berçaient, il découvrit une terrible réalité du monde des hommes : la guerre. L'enfant en avait entendu parler, mais il croyait que cela était du domaine du passé. Il pensait qu'à ce jour le monde allait paisiblement, fort de ses expériences. A sa grande surprise, il n'en était rien.
Il fut d'abord angoissé, puis il se mit à rêver. A rêver d'impossible.


L'enfant demanda alors à ses parents la permission de partir en voyage, seul. Son père tout comme sa mère, le trouvant bien trop jeune, refusèrent. Mais devant la force et la tranquillité qui émanaient de son être, ils finirent par accepter.
L'enfant promit de ne pas les oublier.
Et il s'en était allé...


Au bout de longs jours de marche, il arriva enfin à la frontières des deux pays en guerre.
Personne. Tout semblait en suspens. Pas un souffle de vent. Plus de soleil. Ya-t-til encore de l'air ? Le monde existe-t-il encore ? Où est la musique du temps ?
L'enfant retint son souffle de peur de tout briser, écouta venir peut-être le pire... Mais il voulait croire aux couleurs, au souffle mystérieux de la vie.
Lorsque tout à coup, de part et d'autre, sont arrivés des hommes. Des hommes à la démarche résolue. Ils semblaient en colère. Menaçants, ils se sont approchés de l'enfant, prêts à lui ordonner de décamper.
Mais aucun son ne sortit de leurs bouches. Leurs regards ont plongé dans les yeux de l'enfant. Des yeux bleus comme un océan. Et ils y ont vu tout un monde vaste et infini, qui aurait pu contenir l'amour, l'amitié, la fraternité pour le monde entier. Derrière ses cils bruns qui semblaient protéger tant d'innocence et de simplicité, ce regard d'enfant qui, au fond de leurs coeurs, resta à jamais gravé... La beauté de l'âme peut être perçante, ce qui explique l'élan et l'amour qui naît...


Peu à peu, l'enfant perdit ses couleurs, devint diaphane puis lumineux, et d'un coup disparut.
A cet instant précis, sous les pieds des hommes encore sous le charme, sortit une verte prairie parsemée d'une multitude de fleurs vives et joyeuses.

Depuis ce jour, les hommes ont arrêté de se battre, remplis d'une étincelle d'amour qu'ils avaient reçu.


Longtemps, les parents ont attendu leur enfant, mais en vain. Longtemps, les parents ont désespéré, pleuré, mais un jour, s'ouvrant à nouveau au monde, ils ont entendu la vie. Elle était là, elle les attendait, elle leur offrait le bonheur, elle leur offrait le sourire. Et ils ont alors ouvert leur coeur, et la vie leur a offert la paix.



Ange, n'oublie pas ton premier regard sur le monde, et garde dans ton coeur l'étincelle de lumière et de vérité pour qu'au moment venu, tout naturellement, tu puisses la partager avec qui tu aimeras. Sois tranquille et confiant, tout ici peut aussi être lumière. A toi de voir, d'aimer, chante la vie et les printemps continueront à fleurir.
Ange, prends soin de garder ton coeur ouvert malgré les imperfections de ce monde, et va ton chemin allègrement. Chante le monde et danse la vie, offre les couleurs du ciel à ceux qui ne voient plus guère. Par ton regard, désarme les armées. Par ton amour, fais chanter le monde à ton tour.
Ange, merci d'être là.
Ange, je t'aime d'un amour infini.


Rien d'autre que rien (conte)

Posté le 23.11.2007 par loukristie


"Dis-moi, combien pèse un flocon de neige ?", demanda la mésange à la colombe.
"Rien d’autre que rien", fut la réponse.

Et la mésange raconta alors à la colombe :
"J’étais sur une branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3.751.952. Lorsque le 3.751.953ème tomba sur la branche - rien d’autre que rien comme tu l’as dit - celle-ci cassa."

Sur ce, la mésange s’envola.

La colombe, une autorité en matière de paix depuis l’époque d’un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix !"




Le mythe de la femme-araignée

Posté le 14.11.2007 par loukristie
La femme-araignée (Spider Woman) est un être surnaturel
présent dans de nombreux mythes et en particulier chez les Navajos.

Naste Estsan est la femme-araignée dans la mythologie des Navajos,
Elle aida les frères Nayenezgani et Tobadzistsini
Qui étaient sur le chemin de la maison du Soleil
En leur donnant deux sortilèges pour les prémunir
Des difficultés qu'ils auraient à surmonter.
Les roches qui écrasent les voyageurs,
Les roseaux qui les découpent en morceaux,
Les cactus acérés qui déchirent les chairs
Et aux sables bouillants qui les brûlent étaient ces quatre terribles dangers.

Les deux charmes que Naste Estsan donna aux deux frères étaient deux plumes:
Une pour soumettre leurs ennemis et une pour préserver les vies.


Ce texte vient de chez http://melavie.centerblog.net/

Je trouvais qu'il m'allait bien... Et puis c'est une façon aussi de vous envoyer quelques "plumes" pour vous protéger...

Conte du loup et du petit lutin

Posté le 28.10.2007 par loukristie


Au creux de la forêt, un tout petit lutin,
Tout habillé de rouge, s'en allait cheminant.
Il venait de la ville, parti dès le matin,
Pour aller visiter quelque lointain parent...
Les arbres étaient si hauts, et le sentier si sombre
Qu'il grelottait de froid, petit lutin fragile,
Se retournait sans cesse, devinant quelques ombres
Le suivant aux tréfonds de cette forêt hostile.
La nuit survint bientôt et l'enfant s'égara,
Effrayé il s'assit aux pieds de lourdes branches.
L'ombre ouvrit grand les yeux, et de lui s'approcha,
Posa son chaud museau sur le bord de sa manche.
C'était un loup étrange, au pelage gris clair,
Aux crocs étincelants, aux machoîres carnassières...
Il offrit à l'enfant sa sauvage chaleur,
De sa tendre sagesse, apaisa ses frayeurs...
Et quand le jour survint, l'esprit de l'animal
Conduisit le lutin vers l'accueillante lisière,
Où l'aube à l'unisson éclairait tout le val,
Puis il s'en retourna au coeur de sa tanière.

Enfants, n'écoutez pas les fables qu'on vous conte,
Nul loup ne mangera les petits chaperons.
Sauvage liberté, ils errent par le monde,
Obligés par les hommes à d'étranges concessions...

Les joies, les peines (conte)

Posté le 30.09.2007 par loukristie


C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :
"Aujourd'hui mon meilleur ami m'a donné une gifle."
Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :
"Aujourd'hui mon meilleur ami m'a sauvé la vie."
Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : "Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu as écrit sur la pierre.
Pourquoi ?"
L'autre lui répondit : "Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer."

Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre.

Histoire d'une libellule

Posté le 26.09.2007 par loukristie


Au fond d'un vieux marécage vivaient quelques larves qui ne pouvaient comprendre pourquoi nul du groupe ne revenait après avoir rampé le long des tiges de lys jusqu'à la surface de l'eau.
Elles se promirent l'une à l'autre que la prochaine qui serait appelée à monter reviendrait dire aux autres ce qui lui était arrivé. Bientôt, l'une se sentit poussée de façon irrésistible à gagner la surface ; elle se reposa au sommet d'une feuille de lys et subit une magnifique transformation qui fit d'elle une libellule avec de forts jolies ailes. Elle essaya en vain de tenir sa promesse. Volant d'un bout à l'autre du marais, elle voyait bien ses amies en bas. Alors, elle comprit que même si elles avaient pu la voir, elles n'auraient pas reconnu comme une des leurs une créature si radieuse.

Le fait que nous ne pouvons voir nos amis et communiquer avec eux après la transformation que nous appelons la mort n'est pas une preuve qu'ils ont cessé d'exister.


Walter Dudley Cavert

Conte de l'homme et de l'oiseau

Posté le 12.09.2007 par loukristie


Un homme captura un jour un serin. L’oiseau, si petit qu’il tenait dans la paume de sa main, tenta de négocier sa liberté en ces termes :

Qu’attends-tu donc de moi ? dit-il. Je suis si petit, si maigre, je n’ai que la peau sur les os ! Rends-moi la liberté ! En échange, je te dirai trois vérités très utiles.
Soit, dit l’homme. Mais comment pourrai-je savoir si tes vérités sont utiles pour moi ?
C’est très simple, répondit le serin. Je te dirai la première vérité lorsque je serai encore dans ta main. Je te dirai la seconde lorsque je serai sur la branche de cet arbre ; aisni, tu auras encore le pouvoir de me rattraper si cette vérité ne te convient pas. Enfin, je te dirai la troisième, la plus importante, lorsque je serai là-haut dans le ciel.
D’accord, dit l’homme. Dis-moi la première vérité.

La voici : si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter.

Voilà une vérité profonde, pensa l’homme : le non-attachement aux formes extérieures, en effet, est le secret de la vraie liberté. Et il ouvrit la main.

L’oiseau s’envola sur la branche, d’où il proféra sa deuxième vérité :
Si on te raconte une absurdité, n’y crois sous aucun prétexte avant d’en avoir eu la preuve !
Très bien, dit l’homme, tu es beaucoup plus sage que ne le laissait prévoir ton minuscule crâne d’oiseau : l’être humain, en effet, est naturellement attiré par le mensonge et l’illusion, nés de sa convoitise ! Mais quelle est donc la troisième vérité ?
C’est, lui répondit le serin qui planait désormais dans les hauteurs du ciel, que j’ai dans l’estomac, deux diamants gros chacun comme un de tes poings. Si tu m’avais tué, ta fortune était faite !

Fou de rage, l’homme tenta de jeter des pierres au serin. Puis, s’accusant, maudissant sa stupidité, il se mit à pleurer sur son sort.

Imbécile ! s’exclama l’oiseau. Je t’ai dit de ne jamais regretter aucune chose, et tu regrettes déjà de m’avoir libéré ! Je t’ai dit de ne jamais croire une absurdité, et tu m’as cru lorsque j’ai prétendu, moi qui tiens dans la paume de ta main, avoir avalé deux diamants gros comme tes poings ! En raison de ta convoitise et de ton aveuglement, tu ne pourras jamais voler dans le ciel comme moi !


Conclusion :
Rien n'est jamais acquis. La conscience est un effort de tous les instants...

Histoire de sagesse...

Posté le 07.09.2007 par loukristie


"Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.
Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.
Seul l'Amour resta. L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.

La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau. L'Amour lui dit : "Richesse, peux-tu m'emmener ? "
La Richesse répondit : "Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau, je n'ai pas de place pour toi."

L'Amour décida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau : "Orgueil, aide moi je t'en prie !"
"Je ne puis t'aider, Amour, tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau.", répondit l'Orgueil.

La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda : "Tristesse, laisse moi venir avec toi ".
" Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"

Le Bonheur passa aussi à côté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendit même pas l'Amour l'appeler !

Soudain, une voix dit : "Viens Amour, je te prends avec moi."
C'était un vieillard qui avait parlé. L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.

L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir, qui était un autre vieillard : "Qui m'a aidé ?"
"C'était le Temps." répondit le Savoir.
"Le Temps ?" s'interrogea l'Amour.
"Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?"

Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit : "C'est parce que seul le temps est capable de comprendre combien beau est l'Amour."

(conte écrit par Lisa Ackerman, trouvé sur le Net)

Il était une fois

Posté le 27.08.2007 par loukristie


Il était une fois...
Une galaxie issue des soupirs d'un coeur malheureux, brillante, immense et pâle, et puis quand on y regarde bien...
Soudain, les songes allument des étoiles, les mots sont des comètes, les espoirs éclatent en milliers de supernovas...
Et les souvenirs esquissent la toile de cette voie lactée, comme des vies nouvelles au-dessus de nos têtes...

Personne ne pourra jamais éteindre ces points lointains, mais si lumineux, éternels vestiges de nos espoirs rebelles.
Qui croit encore à la mort des étoiles ?... Elles renaissent toujours, encore et encore, repoussant à l'infini les frontières de l'univers comme les frontières de notre coeur.
Les songes ne meurent jamais...

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