Bernard Werber
Posté le 31.10.2007 par loukristie
Ce n'est pas parce que l'on rencontre trois corbeaux noirs que tous les corbeaux sont noirs. Selon le réfutationnisme de Karl Popper, il suffit de trouver un corbeau blanc pour prouver que cette loi est fausse. Tant qu'on n'a pas trouvé de corbeaux blancs, on ne peut savoir si tous les corbeaux sont noirs ou pas.
De même, la science est toujours réfutable. Il n'y a que ce qui n'est pas scientifique qui est irréfutable. Si quelqu'un vous dit: « Les fantômes existent », c'est irréfutable parce qu'il n'y a aucun moyen de prouver que c'est faux. On ne peut pas trouver de contre-exemple.
Par contre, si l'on dit : « La lumière va toujours en ligne droite », c'est réfutable. Il suffit de mettre une lampe de poche dans une bassine d'eau pour voir que sa lumière est déformée sur sa surface.
extrait de "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber
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Posté le 01.10.2007 par loukristie
Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d'entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...
Bernard Werber
Posté le 26.09.2007 par loukristie
"Ce n'est pas facile, mais il faut être capable d'aimer ses ennemis, ne serait-ce que pour les énerver... "
Bernard Werber
Posté le 25.09.2007 par loukristie
Recette du corps humain
Vous n'êtes pas simplement un nom et un prénom, dotés d'une histoire sociale.
Voici votre véritable composition.
Vous êtes 71% d'eau claire, 18% de carbone, 4% d'azote, 2% de calcium, 2% de phosphore, 1% de potassium, 0, 5%de soufre, 0, 5% de sodium, 0, 4% de chlore. Plus une bonne cuillerée à soupe d'oligo-éléments divers: magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, brome, fluor, silicium. Plus encore une petite pincée de cobalt, aluminium, molybdène, vanadium, plomb, étain, titane, bore.
Voilà la recette de votre existence.
Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles et on peut les trouver ailleurs que dans votre propre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans. Votre phosphore vous rend solidaire des allumettes. Votre chlore est identique à celui qui sert à désinfecter les piscines.
Mais vous n'êtes pas que cela.
Vous êtes une cathédrale chimique, un faramineux jeu de construction avec ses dosages, ses équilibres, ses mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes constituées d'atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques, d'une subtilité qui vous dépasse.
Rien de ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace n'est inutile. Vous n'êtes pas inutile. Votre vie éphémère a un sens. Elle ne vous conduit pas à une impasse.
Tout a un sens.
Agissez.
Faites quelque chose, de minuscule peut-être, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien. Découvrez ce pour quoi vous êtes né. Quelle est votre infime mission?
Vous n'êtes pas né par hasard...
(extrait de "L'Encyclopédie du savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber
Posté le 25.09.2007 par loukristie
PENSEE
La pensée humaine peut tout.
Dans les années 50, un bateau container anglais transportant des bouteilles de madère en provenance du Portugal débarque en Ecosse pour livrer sa marchandise. Un marin s'introduit dans le container de réfrigération pour vérifier s'il ne reste plus rien à livrer.
Nul ne sait qu'il est entré et on referme la porte du container alors que l'homme est encore à l'intérieur. Il tambourine sur les cloisons, mais personne ne l'entend et le bateau repart pour le Portugal.
Le marin trouve de la nourriture dans ce lieu mais il sait qu'il ne pourra pas survivre longtemps dans cette chambre froide. Il a pourtant la force de saisir un morceau de métal et il grave heure après heure, jour après jour, le récit de son terrible martyre.
Il énonce avec une précision scientifique son agonie. Comment le froid l'engourdit, comment ses orteils et ses doigts gèlent. Comment son nez se transforme en pierre insensible. La morsure de l'air réfrigéré qui devient une véritable brûlure, son corps qui peu à peu devient un gros glaçon.
Lorsque le bateau jette l'ancré à Lisbonne, on ouvre le container et on découvre l'homme mort de froid. On lit son histoire gravée sur les murs. Toutes les étapes de son calvaire y sont décrites avec force détails.
Mais le plus extraordinaire n'est pas là. Le capitaine examine le thermomètre du container frigorifique. Il indique 20°. En fait, le système de réfrigération n'avait pas été activé durant tout le trajet du retour.
L'homme est mort de froid parce qu'il croyait que le système de réfrigération fonctionnait et qu'il s'imaginait avoir froid. Ce n'était que son imagination qui l'avait tué.
(extrait de "L'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber
Posté le 25.09.2007 par loukristie
Si tu veux continuer avec moi, il va nous falloir passer un contrat.
Tu attends de moi que je te fasse rêver.
J'attends de toi que tu te laisses complètement aller et que tu abandonnes un moment tes soucis quotidiens.
Si tu n'es pas prêt, mieux vaut nous séparer tout de suite.
Si tu te sens mûr pour sceller ce contrat, il va falloir que tu accomplisses un geste.
Un tout petit geste de rien du tout mais qui pour moi a valeur d'engagement.
Tu tourneras la page quand tu auras lu la phrase :
Alors... tu y vas ?
Si tu accomplis cet acte, je considère le contrat signé.
Ne t'engage que si tu souhaites très fort qu'il se produise quelque chose entre nous.
Ce qui arrivera ensuite ne dépend que de toi.
Je vais te suggérer une odyssée, mais toi seul pourras lui permettre d'exister.
C'est ta volonté de te faire plaisir qui en sera le moteur.
C'est ton imagination qui bâtira les décors suggérés par mes mots.
C'est ta capacité à comprendre les autres qui tissera la psychologie des personnages.
Je ne suis qu'un assistant.
Un infime guide au voyage.
Si tu tournes la page, on tente l'expérience ensemble.
Alors... tu y vas ?
(extrait du "Livre du Voyage" de Bernard Werber)