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Nom du blog :
loukristie
Description du blog :
Etats d'âme, douleurs d'esprit... Mais n'oublions jamais : rien ne meurt, tout existe toujours.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.06.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Bienvenue en France !

Posté le 05.06.2008 par loukristie


Ceci est un petit manuel à l’intention de ceux qui voudraient réviser quelques belles expressions de la langue française, et surtout de nos cousins québécois… Et j’ai l’honneur et le plaisir d’en connaître deux…
Alors, pour eux tout spécialement, et en attendant de faire nos révisions ensemble le mois prochain (ça s’approche !!), voici quelques exemples en vrac…


Amuser le tapis : faire rire les gens autour
Voir les Anglais débarquer (exclusivement réservé aux femmes !) : avoir ses règles !
Être un chaud lapin ou être chaud de la pince (ça c’est pour les hommes!) : avoir le goût des plaisirs sexuels
Faire du gringue : draguer, flirter
Faire des yeux de merlans frits : avoir les yeux dans la graisse de binnes !! (je ne pouvais faire de meilleure traduction !)
Plier les gaules : faire ses bagages, partir
…à ne pas confondre avec Avoir la gaule : érection masculine !
Mettre la main au panier : mettre la main au cul d’une femme
S’en mettre plein la lampe : manger beaucoup
Être trempé comme une soupe : ruisseler sous une averse de pluie
Rester en carafe ou rester en rade : rester tout seul comme un idiot
Être à la bourre : être en retard
Dès potron-minet : de très bonne heure, dès l’aube
Peigner la girafe : ne rien faire
Laisser pisser le mérinos : laisser faire les choses
De la roupie de sansonnet : pas grand-chose
Pas piqué des vers ou pas piqué des hannetons : excellent !
Battre la breloque : au départ battre la chamade (pour le cœur), puis se dit aussi de quelqu’un qui raconte n’importe quoi…
C’est la croix et la bannière : c’est très difficile
À la saint-Glinglin : jamais
Tout le saint-Frusquin : etc…
C’est la guigne : c’est pas de chance
Tombé en quenouille ou (plus vulgairement) barré en couille : parti de travers
Y’a une couille dans le potage (pendant que je suis dans ce domaine-là !): y’a un problème !
Avoir un nom a coucher dehors avec un billet de logement (compliqué celui-là, hein ?) : avoir un nom très long ou difficile à prononcer
Se mettre sur son 31 : bien s’habiller (au Québec, c’est 36 !!)
Se dorer la pilule : attendre sans rien faire
Donner le bouillon de onze heures : tuer quelqu’un plus exactement l’empoisonner
Se prendre une veste : perdre
Se prendre un râteau : se faire rembarrer par une fille en la draguant ou ne pas réussir à la draguer (pourquoi par une fille d’ailleurs ? Ça arrive aussi bien aux mecs qu’aux nanas !)
Avoir un grain ou avoir une case vide ou une case en moins : être détraqué dans sa tête ! On dit aussi : ne pas avoir la lumière à tous les étages (être con, quoi!)


En seconde partie, des termes un peu plus argotiques… Encore plus marrant, mais il faut bien connaître le sens (je dis ça pour les québécois qui voudraient s’exercer !)

Il a pas inventé le moule à courber les bananes ou il a pas inventé le fil à couper le beurre ou encore il a pas inventé l’eau tiède : il est vraiment pas malin !
Ça se vend comme des housses de cathédrales ou ça se vend comme un cercueil à deux places : ça ne se vend pas du tout !
Mettre les bouts, se tirer, se casser, se barrer, jouer cassos : partir vite
Aboule ! : donne !
Écrase ! : tais-toi !
Je peux plus arquer : je peux plus marcher
J’en ai rien à battre, rien à cirer, rien à secouer, rien à péter, je m’en bats l’œil, je m’en tamponne le coquillard: je m’en fous complètement !
A tout berzingue, à fond les manettes : très vite
Être schlass : être très fatigué (après une cuite généralement !)
Être dans le coltar, le sirop, le cirage, à côté de ses pompes (souvent justement quand on est schlass !) : être prêt à s’évanouir
Que dalle : rien !
Avoir la dent, la dalle (rien à voir avec le précédent !), les crocs, crever la dalle, la sauter : avoir très faim
Ça daube, ça schlingue, ça fouette : ça pue
Emplâtrer quelqu’un ou quelque chose : le heurter violemment
Prendre une gamelle : tomber
Les esgourdes, les étagères à mégot ou à crayons, les éventails à moustiques, les portugaises : les oreilles
Les péniches, les godasses, les grolles, les targettes, les pompes, les lattes, les écrase-merde : les chaussures
Les guitares (!), les guiboles, les cannes, les échasses, les gambettes : les jambes
Les joyeuses, les burnes, les roupettes, les roustons, les valseuses : les testicules
Le panier, le valseur, le popotin : les fesses
Clamser, calencher, clapoter (désolée, pas très élégant…), passer l’arme à gauche : mourir
Avoir les foies, les chocottes, la pétoche, le trouillomètre à zéro : avoir très peur
Rouler une pelle, un patin, une gamelle, une galoche : embrasser (généralement avec la langue !)
C’est kif-kif bourricot : c’est pareil
Serrer la louche : serrer la main
Un mahousse, une armoire à glace, un balaise : un type costaud (une belle bête, quoi !)
Prendre une biture, une mufflée, se cuiter, se noircir : se saouler
Se radiner, se pointer : arriver
Piquer un roupillon, en écraser, pioncer : dormir
Un tombereau, un bahut, une bagnole, une caisse, une guinde, une tire : une voiture (pas en très bon état ! Un citron, quoi !)
La tambouille : la cuisine
Une bergère : une épouse (mais après pas mal d’années de mariage généralement !)

Voilà,. Comme quoi on peut faire des alexandrins et connaître aussi un langage moins châtié !! Ce petit cours était dédié à Mél et Steeve !




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Tristesse

Posté le 05.06.2008 par loukristie


"Nous nous réveillons tous au même endroit du rêve.
Tout commence en ce monde et tout finit ailleurs."

Victor Hugo
extrait de "Tristesse d'Olympio"

Le secret des mots

Posté le 04.06.2008 par loukristie


Aujourd’hui que le ciel n’a point couleur d’ébène,
Dans le secret des mots gisent les ailes blessées,
Qui retombent sans cesse, alourdies de leurs peines,
Des jours qui ne sont plus et de tristes pensées.

Mais les ombres enveloppent les secrets éperdus,
Les soustrayant parfois aux chercheurs inconnus.
Seule la douceur rêveuse des âmes confondues
Mettra un souvenir sur ce cœur presque nu.

Dans le secret des mots s’ébauchent quelques cendres,
De celles que l’on disperse en perles oubliées.
Et c’est dans cette brume que l’on pourra surprendre
Les fils mystérieux où deux cœurs restent liés.

Aujourd’hui que le ciel n’a point couleur d’ébène,
C’est un signe silencieux, que jamais ne s’achève
Le voyage des âmes dans la lumière lointaine…
Dans le secret des mots, elles laissent un peu leurs rêves

Je ne suis pas poète

Posté le 03.06.2008 par loukristie


De douleurs en caresses, au pied des douces flammes,
J’ai sorti du tombeau les rayons de mon âme.
Dans un habit de fleurs et de peines secrètes,
J’ai transformé ma plume en un frêle interprète.
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…

Mes espoirs mystérieux se terrent au creux des ombres,
Des braises éblouissantes en manteau de pénombre…
Je me réjouis des larmes autant que des murmures,
Des sourires qui renaissent au bord de la blessure…
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…

Quand mes yeux s’ensommeillent, je laisse parler mon cœur,
Et ces mots qui débordent glissent jusqu’à vos mains.
Vous refermez les doigts, emprisonnant mes peurs,
Et ce geste en douceur m’ouvre des lendemains.
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…

Je regarde entrouvertes les portes de la nuit,
Je disparais un peu, en oubliant mes chaînes,
Mes troubles confidences et mes sombres ennuis,
Pour cueillir jusqu’à l’aube un bouquet de mes peines…
Je ne suis pas poète, juste une âme passagère…

La mort...

Posté le 03.06.2008 par loukristie


"La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir l'oeil. "

Jules Renard

Cette route...

Posté le 02.06.2008 par loukristie


Je réclamais la nuit et les gouffres obscurs,
Croyant tuer mes regrets dans ces douleurs infâmes.
Je recueillais les doutes au fur et à mesure,
Tel un manteau glacé enveloppant mon âme.

Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.

Je ressassais, fiévreuse, mes erreurs aveuglantes,
Amours abandonnées aux détours d’une offense,
Les yeux baissés sur les cicatrices sanglantes,
Condamnée à l’exil dans cette foule immense.

Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.

Puis, un soir sous les cendres, un souffle a ravivé
Les braises assoupies enlacées en silence,
Mon âme s’est réveillée, ornée des perles versées,
Et ce collier de larmes s’embellit d’une présence.

Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.

Peurs et joies emmêlées sur cette voie méconnue,
Je ne sais où m’emporte ce passage délicieux.
Mon cœur déraciné regorge d’inconnu,
L’avenir est déjà ce présent silencieux.

Il y a longtemps déjà que je suis cette route,
Et je continuerai coûte que coûte.

Son associé au billet :

Les mots du soir

Posté le 02.06.2008 par loukristie


Il est des mots le soir qu’on lit et qu’on emporte
Tout au fond du sommeil, des caresses en douceur,
Telles des mains invisibles qui berceraient le cœur,
Ces présences où que j’aille qui m’aiment et qui m’escortent.

Ces mots sont des soleils que j’avais oubliés,
Et qui viennent soulever dans mon cœur reprisé
Des ondes de chaleur et de tendres chamades,
Pour transformer ma nuit en une douce escapade.

Sur ces mots parfumés, le temps n’a pas de prise,
De vos fières amitiés, même mon âme est éprise,
Et j’en fais une chandelle pour éclairer mes rêves.

Il est des mots le soir qui reviennent m’apaiser,
Entre les lignes, les silences viennent s’y briser,
Et je m’endors avec un sourire sur les lèvres…


D'autres fils...

Posté le 31.05.2008 par loukristie


Je vous laisse tisser la toile sans moi jusqu'à lundi... D'autres fils que j'aurai le bonheur de découvrir...
Bises à toutes et tous.


J'aimerais capter...

Posté le 30.05.2008 par loukristie


Comme j’aimerais capter tout au bord de ma toile
Les sanglots ruisselants en perles de rosée,
Et glisser sur mes fils quelques pincées d’étoile,
Des rubans de platine, argent vulcanisé…

Comme j’aimerais capter ces marées de désirs,
Engloutissant enfin jusqu’aux pires douleurs,
Échanger mes chagrins, pouvoir me dessaisir
De cette liqueur amère, ces cris ensorceleurs.

Comme j’aimerais capter les orages foudroyants,
L’éclair livide qui me rende aveugle un instant,
Et les senteurs de poudre sur mon cœur ondoyant,
Aquilon perdu sur les débris palpitants.

Comme j’aimerais capter le sang saupoudré d’or,
Les braises incandescentes jaillissant des morsures,
Cascade échappée d’une sombre boîte de Pandore,
Et garder ce rubis telle une éclaboussure.

Comme j’aimerais capter ces âmes transparentes,
Qui me protègent un peu comme le font les âmes sœurs,
Quand je me dissimule dans mes peines récurrentes,
Tentant d’apercevoir l’amour exorciseur…

Reprise de coeur

Posté le 29.05.2008 par loukristie


Vous avez en tremblant voulu guérir mon cœur,
Avec, en guise d’oubli, du fil et une aiguille,
Et vos mains attendries ont chassé les rancoeurs,
Comme de mes yeux rougis ces étranges escarbilles.

Vous voilà essayant de repriser un peu
Les blessures invisibles qu’un autre que vous
A porté à mes chairs en déposant l’adieu,
Avant que vos regards ne me donnent rendez-vous.

Vous rapprochez les bords de cette plaie affligeante,
Et cousez en douceur d’un ruban de satin
Les remords, les vertiges, les peines désobligeantes,
Pour en faire ce bagage oublié au matin.

Vous, l’artiste prodigieux, de vos mains magiciennes
Naîtra cette cicatrice où sommeille mon passé,
Et les bribes de votre âme accrochée en gardienne
Sauront pour l’estomper y poser des pensées…

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