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Nom du blog :
loukristie
Description du blog :
Etats d'âme, douleurs d'esprit... Mais n'oublions jamais : rien ne meurt, tout existe toujours.
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
15.06.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2008
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Solitude

Posté le 11.06.2008 par loukristie


Viens donc de tes rayons tremblants et voluptueux
Verser sur mes aurores les caresses délicates,
Étoile de solitude, berceau majestueux
Où je naquis un jour d’un pinceau écarlate.

Voilà ton héritage : une âme solitaire,
Recherchant les poisons pour qu’ils me réconfortent,
Et les ombres glacées, refuge involontaire,
Afin de savourer tout ce qu’un feu m’apporte.

Solitude, tu me berces et aussi me tortures…
Quand je deviens éclipse sortant de la noirceur,
Suis-je un être égaré ou une folle imposture ?…

Solitude,
Ton étoile périra une nuit en silence,
D’une aiguille qu’un amour glissera dans mon cœur,
Et tu t’endormiras, invisible présence…




--

Famille...

Posté le 10.06.2008 par loukristie


La guitare d'un musicien...
Un papillon...
Une araignée...
Un cristal comme un coeur fragile...
Au-dessus de tout ça, un coeur de louve...

Elle est bien belle, cette petite famille...
Merci, frangin, frangines !

Je vais vous faire une confidence...

Posté le 10.06.2008 par loukristie


Suite à un p'tit bout de conversation hier soir avec mon meilleur ami (!), je suis amenée à réfléchir sur un des éléments (essentiels ?) de ma personnalité : les larmes !! (ne ris pas !)...
Il dit que je pleure beaucoup... et il a raison... Mais...
Cela n'a pas toujours été comme ça, loin de là... Pendant des années, aussi loin que je me souvienne, je ne pleurais pas beaucoup, je gardais tout en dedans, et de toute façon ces quelques larmes-là ont toujours été associées à des chagrins, de "mauvaises larmes", affligeantes et pitoyables.
A la mort de mon père, il y a presque 11 ans, je n'ai pas versé une seule larme, non pas que je n'avais pas de peine, au contraire, mais la "claque" que j'ai prise m'a portée au-delà de ça ; je pense même avoir été la seule de la famille à n'avoir pas pleuré, et il m'a fallu des mois, peut-être même une année entière, pour que le barrage lâche... un peu... Au décès de ma mère, deuxième baffe... violente... (c'est le reste de l'enfance qui disparaît), et plus de larmes, c'est vrai. Mais toujours uniquement des larmes de tristesse, de détresse. Après je me suis blindée, enfermée. Et puis, d'autres histoires, de celles qui finissent mal, et qui confortent (à tort ou à raison ?) dans ce genre de comportement.
Alors les pleurs que je verse aujourd'hui n'ont rien à voir. Ce sont de "bonnes larmes", comme dirait ma grande soeur Fragile...
C'est comme si je voulais rattraper le temps perdu...
Des personnes chères à mon coeur, la découverte d'amitiés ou de sentiments que j'ignorais, dans toute leur intensité, ont ouvert des vannes encore inexplorées, et tous les barrages ou presque ont sauté !
Des larmes de joie, d'émotion face à tout ce qu'on me donne et que je ne sais ou non mériter, des larmes qui m'emportent sur une autre vie. N'en doutez jamais, vous à qui je pense si fort chaque jour, vous qui êtes si présent, c'est vous qui avez changé ma vie. Alors j'aime ces larmes nouvelles qui débordent, et je suis désolée qu'elles vous gênent parfois, mais je ne maîtrise pas, et c'est une façon de vous remercier et de vous dire que je vous aime...
Voilà, "cher ami", quelques mots sur mes larmes qui me mettent dans tous mes états ! Ne les crains pas, je te remercie de me les avoir fait découvrir. Et quand ça coule trop, alors je laisse les battements de mon coeur batre au rythme des ailes de papillon, car elles m'apportent chaleur, tendresse et réconfort, et créent ce signal qui ne s'éteindra jamais...

Alors, n'oubliez pas, mes larmes de joie et d'émotion, c'est mon arc-en-ciel à moi... De la pluie et du soleil... Des soleils...

Prière du poète

Posté le 10.06.2008 par loukristie


Oh toi, qui donnes l’eau tous les jours à la source,
Et la source coule, et la source fuit
Des espaces au vent pour qu’il prenne sa course,
Et le vent galope à travers la nuit

Donne de quoi rêver à moi dont l’esprit erre
Du songe de l’aube au songe du soir
Et qui sans fin écoute en moi parler la terre
Avec le ciel rose, avec le ciel noir.

Donne de quoi chanter à moi pauvre poète
Pour les gens pressés qui vont, viennent, vont
Et qui n’ont pas le temps d’entendre dans leur tête
Les airs que la vie et la mort y font.

L’herbe qui croit, le son inquiet de la route,
L’oiseau, le vent m’apprennent mon métier,
Mais en vain je les suis, en vain je les écoute,
Je ne le sais pas encore tout entier.

J’ai vu quelqu’un passer, un fantôme, homme ou femme...
Mon coeur appelait sur la fin du jour...
Les rossignols des bois sont entrés dans mon âme.
Et j’ai su chanter des chansons d’amour.

J’ai vu quelqu’un passer, s’approcher, disparaître
Et les chiens plaintifs qui rôdent le soir
Ont hurlé dans mon coeur à la mort de leur maître.
J’ai su depuis chanter le désespoir.

J’ai vu les morts passer et s’en aller en terre,
Leur glas au cou, lamentable troupeau
Et leurs yeux dans mes yeux ont fixé leur mystère
J’ai su depuis la chanson du tombeau...

Mais si tu veux que pour d’autres je dise
La chanson du bonheur, la plus belle chanson,
Comment ferai-je moi qui ne l’ai pas apprise ?
Je n’en inventerai que la contrefaçon.

Donne-moi du bonheur, s’il faut que je le chante,
De quoi juste entrevoir ce que chacun en sait,
Juste de quoi rendre ma voix assez touchante,
Rien qu’un peu, presque rien, pour savoir ce que c’est

Un peu – si peu – ce qui demeure d’or en poudre
Ou de fleur de farine au bout du petit doigt,
Rien, pas même de quoi remplir mon dé à coudre...
Pourtant de quoi remplir le monde par surcroît.

Car pour moi qui n’en ai jamais eu l’habitude,
Un semblant de bonheur au bonheur est pareil,
Sa trace au loin éclairera ma solitude
Et je prendrai son ombre en moi pour le soleil.

Donne-m’en ! Ce n’est pas, pour être heureuse
Que je demande ainsi de la joie à goûter,
C’est que, pour bercer l’homme en la Cité nombreuse,
La nourrice qu’il faut doit savoir tout chanter.

Prête-m’en... Ne crains rien, à l’heure de le rendre,
Mes mains pour le garder ne le serreront pas,
Et je te laisserai, me le reprendre
Demain, ce soir, tout de suite, quand tu voudras...
Ô Toi qui donnes l’eau tous les jours à la source,
Et la source coule, et la source fuit
Des espaces au vent pour qu’il prenne sa course
Et le vent galope à travers la nuit,

Donne de quoi chanter à moi pauvre poète,
Ton petit oiseau plus fou que savant
Qui ne découvre rien de nouveau dans sa tête
Si dans son coeur tu ne l’as mis avant.

Vous qui passez par là, si vous voulez que j’ose
Vous rapporter du ciel la plus belle chanson,
Douce comme un duvet, rose comme la rose,
Gaie au soleil comme un jour de moisson,

Si vous voulez que je la trouve toute faite,
Vite aimez-moi, vous tous, aimez-moi bien
Avant que mon coeur las d’attendre un peu de fête
Ne soit un vieux coeur, un coeur bon à rien.

Aimez-moi, hâtez-vous... J’entends le temps qui passe...
Le temps passera... le temps est passé...
Bientôt fétu qui sèche et que nul ne ramasse
Mon coeur roulera par le vent poussé,
Sans voix, sans coeur, avec les feuilles dans l’espace.

Marie NOËL., poète française (16 février 1883 - 23 décembre 1967)

Ce texte magnifique m'a été offert par Mél, ma meilleure amie, mon âme-soeur, qui connaît si bien ce qui parle à mon coeur... Merci de ce bonheur...

Ces mots-là

Posté le 09.06.2008 par loukristie


Je ne sais pas dire ces mots-là…
Les mots frêles et transis au moment du départ,
Qui naissent dans le cœur et ne passent pas les lèvres…
Les vagues dans les yeux chaque être désemparent,
C’est cette eau qui peut-être laisse les mots sur la grève…

Je ne sais pas dire ces mots-là…
Alors je leur construis un cocon de silence,
Transparent et fragile pour qu’on lise au travers,
Un refuge où s’abritent un peu de nos présences…
Dans les regards croisés un mot parfois se perd.

Je ne sais pas dire ces mots-là…
Je les écris souvent, soufflés dans une lettre,
Recevant en retour l’écho d’une émotion.
Cette même onde en silence rapproche un peu nos êtres,
Comme un fil renouant d’étranges révélations.

Je ne sais pas dire ces mots-là…
Mais ils ne mourront pas, car nos âmes les comprennent,
Je les conserverai, étouffés dans mon cœur,
Jusqu’à ce que le temps doucement nous apprenne,
De ces mots en silence en revenir vainqueurs.

Savoir qu'un jour finit...

Posté le 09.06.2008 par loukristie


Garder des souvenirs pour s’en faire des sourires,
Savoir que ce partage irise un avenir,
Que des mots, des présences font vibrer le navire,
Pour qu’il porte plus loin et jamais ne chavire.
Trouver dans un regard un éclat de lumière,
Qui fuse comme l’éclair dissipant mes ténèbres.
Ne pas craindre un départ qui trouble mes paupières,
Car il n’enlève rien aux instants partagés,
À la chaleur docile chassant les heures funèbres,
Car tout nous appartient, dans nos mains protégé…
Vivre de ces sentiments, ces tendres amitiés,
Pour pouvoir vivre enfin et ternir ces douleurs.
Savoir qu’un jour finit pour qu’un autre recommence…
Entre les deux je rêve et ne peux oublier.
Poursuivre cette route, enivrée de douceurs…
Savoir qu’un jour finit mais jamais une présence…


Pulsation

Posté le 07.06.2008 par loukristie


Le sang pulse dans les veines le cri de la tourmente,
Tempête puissante et vaine d’un cœur qui parlemente…
Il saute, et cogne, et vibre, palpite dans ma chair…
Tracés par les douleurs, s’esquissent ces éclairs,
Au milieu des échos, des paraphes de lumière,
Signature d’une cadence qui trouble et s’accélère.
Et ces battements sourds me déchirent et font mal,
Et ces battements sourds doucement me font vivre,
Apprivoisant un peu cet étrange animal,
Dont les rugissements me surprennent et m’enivrent.
Ils ramènent à mes yeux quelques poussières brûlées,
De celles qui font verser toutes ces larmes de joie,
Affolante impatience qui vient me bousculer,
Dans une danse épuisante et dont je suis la proie.
Tel un pâle somnambule au bord du précipice,
Mon cœur dans ses élans tressaille et puis s’affole,
Emportant le bonheur de croire à d’autres auspices,
Emportant le bonheur dans sa folle farandole…
Il s’apaise lentement, divague puis s’abandonne,
Espère que ses passions un jour on lui pardonne…
Mêlé à ses cordages, il garde ses secrets,
Ses silences et ses rires, comme ses moindres regrets…

Cadeau d'anniversaire pour Jack

Posté le 07.06.2008 par loukristie


Avec une journée d'avance, et avant de faire la fête... en vrai, je viens te souhaiter un bon anniversaire !
Que ce feu ne s'éteigne jamais !
Il éclaire et réchauffe tous les gens autour de toi... Une petite étincelle me suffira...
Bisous !

Les éclats de bonheur

Posté le 06.06.2008 par loukristie


Des éclats de bonheur comme des perles de pluie,
S’accrochent à mes pas et font s’évaporer
Les tourmentes fantasques renaissant de la nuit,
Et les regrets d’hier à peine ignorés.

Me voilà cheminant au cœur de cet éveil,
Apaisée des écueils où se brisaient mes vagues…
C’est un éclat d’étoile qui me tire du sommeil,
Levant les voiles d’ombre où mon âme divague.

De timides étincelles se posent sur les pierres,
Recouvrant cette route tel un miroir doré…
Je n’ose qu’une larme au bord de ma paupière,
De crainte qu’un frisson ne les fasse s’envoler.

Et dans ces mêmes éclats emplissant mon espace,
Je crois voir un reflet qui vacille mais résiste…
C’est celui de ton cœur qui me guide et délace
Les derniers rubans noirs qui en mon âme subsistent.


Le miroir

Posté le 06.06.2008 par loukristie


Le miroir devrait lui aussi se regarder dans les visages pour voir s'il n'a pas de défauts.

Stanislaw Jerzy Lec
Extrait des Nouvelles pensées échevelées
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