Posté le 28.06.2008 par loukristie
Que je parle de
passions ou
d’envols maléfiques,
Que mes rimes douloureuses débordent tant de fois,
Il n’est pas de remords qui ne soit anarchique,
Et
ma vie ordinaire s’étiole sans ces efforts.
Je ne crois pas en celle dont vous faites l’hommage.
Dans mon gouffre insipide,
je vis en transparence,
Ni meilleure, ni pire, je suis loin d’être sage,
Mais
vous aimer toujours, voila ma préférence.
Une vie ordinaire, cernée d’incertitudes,
Mais que vous
bousculez, curieux ou insensés,
Jusqu’à me faire maudire mes douces habitudes,
Et tisser
autrement les fils de mes pensées.
Vous, extraordinaires, puis-je encore quêter,
Dans mes pâles rhétoriques où vous vous égarez,
Que vous puissiez apprendre, en lisant, à m’aimer,
Souffler ces étincelles sur mon cœur chaviré…
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Posté le 27.06.2008 par loukristie
Voici que l’âme s’entrouvre et se découvre enfin,
Nimbée de ces présences comme l’aube de lumière.
Nos chagrins s’engloutissent, et renaît aux confins
L’étrange sérénité maintenant familière.
Une présence est un mot ou une pensée discrète,
Gorgée de sentiments et de simples évidences.
Elle apaise les tourments et les doutes qui entêtent,
Réunissant deux voix en une même cadence.
À ces rubans dorés qu’elle enlace à nos larmes,
S’accroche son amour ou d’autres noms encore.
Sans même lui avouer, elle guide nos alarmes
Vers ce temple en nos cœurs où la paix va éclore.
Alors en un instant, elle n’est plus si lointaine,
Car elle connaît les mots effaçant les distances ;
Les lendemains n’ont plus ces couleurs incertaines,
Son réconfort transforme en force nos inconstances.
Chacun de nous détient un nom sur cette présence,
Un étrange animal, faits d’ailes ou de caresses,
Une émotion palpable, rapprochant nos essences,
Pour cueillir ces moments de joie et de tendresse.
Posté le 27.06.2008 par loukristie
"Le temps, c'est la toile dont je suis à la fois l'araignée et la mouche."
Jacques Lesourne
"L'invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d'où le bonheur s'est enfui."
Boleslaw Prus
"Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l'araignée sa toile."
François Mauriac
"L'oiseau a son nid, l'araignée sa toile, et l'homme l'amitié."
William Blake
"Rien de tel que des amis à la maison pour enlever les araignées du plafond."
Philippe Obrecht
"Quelques gouttes de rosée sur une toile d'araignée, et voilà une rivière de diamants. "
Jules Renard
"L'homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit que les araignées du plafond."
Jules Renard
Posté le 26.06.2008 par loukristie
Le temps s’égare et va où le
hasard le mène,
Sous son grand manteau noir se terrent des naufrages,
Des sabliers brisés par des mains inhumaines,
Dont les perles d’eaux mortes renferment des
orages.
Aurore ou crépuscule, le temps est cette écume,
Figé entre deux mondes ou
vagabond sans rêve,
Une étrange
prophétie où chaque être se consume,
Meurtrissant les espoirs sur nos funestes grèves.
Le temps se venge et tue l’orgueilleuse nostalgie,
Qui se perd
dans les limbes de nos vastes déchirures.
Il change les amours en de
tristes effigies,
Et,
lassitude aidant, ne garde que les fêlures.
Un animal lancé dans un galop fiévreux,
Voilà ce qu’est le temps,
jamais apprivoisé…
Quand on croit le
soumettre, il devient insidieux
Et fait de notre
mort un chant vulgarisé.
Posté le 25.06.2008 par loukristie
A toi ces vers enfin, au serment que j’ai fait
De t’ouvrir grand les bras et d’être là toujours,
À toi l’amie fragile au cœur insatisfait,
Sous tes voiles de silence, je devine tour à tour
Les passions fauves cachées sous les touches du portrait.
Tu veux ton cœur qui bat, les émotions intenses,
Et puis quand tu les as, tu en perds la cadence…
Mêlant larmes et sourires, tes intimes témoignages
Sont les silhouettes étranges de tes envies sauvages.
Mais comment s’échapper sans la clé de la cage ?…
Des rubans de douceur sur tes transports fébriles
Apaisent la chamade qui rythme tes tourments,
Ces spasmes et ces soupirs, et ce manque étouffant
Que tu crées à toi-même dans ta prison d’argile,
Du printemps des regrets aux hivers vacillants.
À toi ces vers enfin, à toi qui sais sourire,
Car tu es cette source jamais désaltérée…
Tout console et délivre, le temps comme l’avenir.
Ne renonce jamais : l’amour démesuré
Que tu portes en ton âme, nul ne peut l’affaiblir.
(dédié à Fanou, ma nouvelle amie au coeur tendre, au coeur fou...)
Posté le 24.06.2008 par loukristie
Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Nous débordons de mensonges, de secrets, de tourments, d'amours mortes et de portes fermées. A la proue de ce navire, l'eau noire se soulève, nous refusant à jamais la lumière du voyage.
Des navires sans rivage...
Posté le 24.06.2008 par loukristie
"Le plus beau chant est celui qui contient le plus grand silence."
Marie Noël Extrait des "Notes intimes"
Posté le 24.06.2008 par loukristie
Elle perce de quelques notes les
lourds rochers du cœur,
Et laisse s’évader hors de soi les tourments,
Les mensonges infamants que l’on fait à soi-même,
Pour guider cette
musique et ces sourires moqueurs
Au-delà des aurores, son doux balancement,
Qui fait d’une portée une
symphonie suprême.
Musique, lumière sonore qu’on goûte d’une caresse,
Faisant naître en nos corps des flammes et des rayons.
Sur le
miroir des eaux, se trouble la tristesse
Pour faire naître ces arpèges comme une apparition.
Cordages ou corps de femme, semblables gémissements,
Au cœur de l’instrument répond l’écho limpide,
Un murmure, un
baiser, donnés spontanément
Pour faire d’une émotion un voyage splendide.
Musique,
union vibrante renversant les écumes,
Ses élans amoureux bercent les désespoirs,
Changeant les ailes noires, les flambeaux d’amertume,
En mélodies que
seul le silence fait valoir.
Posté le 23.06.2008 par loukristie
Douleur sourde qui gronde, prisonnière rugissante,
Captive de mon être, comme le noir de l’abîme,
Elle renaît dans ma chair en lames gémissantes.
Est-ce l’absence qui se noie, dont les cris enveniment
La blessure existante tendant ses doigts de braise,
Ou un démon vivant issu de sa fournaise ?…
Elle prend parfois le masque d’une infâme parodie,
Recueillant à l’envi les fleurs de l’insomnie.
Sur son fuseau avide, s’enroulent les cernes sombres..
Nul moyen de lutter dans cette folle spirale,
Tout au fond de mon ventre, elle tisse sa pénombre,
D’invisibles aiguilles en étoiles spectrales.
Dans un sursaut ultime, je détache une à une
Les lianes enchevêtrées de ces peines importunes,
Et sur cet horizon soudainement rouvert,
Moi, rêveuse nocturne, je brûle ma colère…
Posté le 23.06.2008 par loukristie
Au creux des jours de brume et de pâle lumière,
Quand je confonds mes doutes et mes regrets immenses,
Je tiens ce fil de rêve caché sous mes paupières…
Le rayon de ton cœur dans mon regard s’élance…
J’ai cherché cette flamme au-delà des obstacles,
Cet étrange rayon qui va d’une âme à l’autre.
Aimer peut me surprendre et créer ce spectacle,
Où j’oublie peu à peu mes chagrins et mes fautes.
Aimer est l’anagramme que toi seul(e) peut comprendre,
Âme sœur, âme fraternelle, mon cœur fol vous assemble,
Dans l’harmonie discrète pour ne faire qu’un signal,
D’où s’échappe la tendresse, ce précieux récital.
Laissez-moi ce rayon pour éclairer mes nuits,
Car l’éclipse d’une âme vide à jamais l’espoir.
Toi qui porte deux noms où s’attache ma vie,
Tu garderas ces mots, les perles de mon histoire…
(Pour Mél et Jack... Nous sommes 3 âmes soeurs... les ailes de l'une portent les âmes de chacune des deux autres... )