Posté le 11.05.2008 par loukristie
J’avais pour habitude, dans l’hiver monotone,
De faire de
mes nuits des contes fantastiques,
De fermer l’horizon à
ce cœur qui détonne,
Pour vivre dans les rêves quelque histoire chaotique.
Voilà que je découvre, au mortel abandon,
Des racines nouvelles telles des fleurs impalpables,
Ces étranges parfums, ces troubles et ces pardons,
Qui me font
oublier des tourments trop coupables.
Ce sont des liens sensibles, des
chaînes de sourires,
Dont les maillons soutiennent des âmes qui se ressemblent.
S’unir pour apaiser un être qui soupire
Nous donne cet éclat
que nous vivons ensemble.
C’est une chaîne entre amis, une fière évidence,
Car
offrir du bonheur nous comble aussi de joie…
J’ai reçu tant et tant, à de troubles cadences,
Qu’un
soleil en mon cœur doucement se déploie.
Contempler ce
miroir dont les reflets prolongent
Cette flamme intérieure qui, de ses rayons sourds,
Illumine mes folies, mon univers de songes,
Pour vivre ces
tendres chaînes dans l’abîme qui m’entoure…
--
Posté le 11.05.2008 par loukristie
Un sourire est une aile qui nous emporte vers des histoires qu'on n'attend pas...
Posté le 10.05.2008 par loukristie
C’est une histoire d’enfance, comme un reflet tremblant,
Quelques
ondes sur un lac où l’on jette une pierre,
Esquissant un instant des vagues de faux-semblants,
Avant de refermer lentement les paupières.
C’est un nid de douceur
où l’on a trop dormi…
Dans le réveil amer où se figent les absents,
Les souvenirs bourdonnent en une frêle alchimie.
L’enfance est cette
aurore toujours disparaissant.
C’est une histoire lointaine, un
puits de réconfort,
Comme un
visage en pleurs qu’un doux vent seul essuie,
Un
frisson sur la peau sans raison s’évapore,
Abandonnant les brumes d’un souvenir détruit.
Ce fragment, ce
vestige, telle une larme irisée,
Promène dans le cœur quelques réminiscences,
Les poussières colorées d’une étoile déguisée,
Dont la lumière rappelle de légères
présences.
On garde ces maisons, on garde ces odeurs,
Ces
rubans éphémères qui jaillissent aux détours
D’un voyage nostalgique dans le fond de nos cœurs,
Une morsure d’un sommeil qu’on aimera toujours.
Posté le 09.05.2008 par loukristie
Une fée sans masque danse, le coeur perché sur les touches de son piano...
Le coeur gonflé d'amour...
Elle joue avec les mots, elle aime avec les notes...
Elle joue parfois les mots sur une mélodie qui ressemble à celle que j'ai du mal à jouer...
Et je sens sa main sur mon épaule...
Et je mets ma main dans la sienne... Et je ne lâche pas. Jamais.
Allez, on y va, je te conduis...
Je t'aiderai à avoir ce que tu désires, et si c'est trop, alors je t'aiderai à ralentir la musique, je te dirai qu'on peut se satisfaire de tout ce que la vie offre sans en vouloir trop, sans rien gâcher...
Et conduis-moi un peu sur ta musique...
Bisous, Fanou. Je pense à toi.
J'ai trouvé cette image cet après-midi et je voulais te l'offrir avec un texte, mais tu as lu dans ma tête, une fois de plus, et tu as été plus rapide que moi...
Je t'aime fort aussi, toi...
http://fragilefanou.canalblog.com/
Posté le 09.05.2008 par loukristie
Écoute
sans faiblir ton cœur et ses chamades,
Cet oiseau sur un fil, si tendre et si léger,
Qui un jour leva l’ancre pour des airs plus nomades,
Emmenant avec lui des désirs passagers.
Écoute ton cœur
gémir comme un agonisant,
C’est un oiseau blessé, traînant encore ses ailes,
Dans le creux des mirages et des gouffres malfaisants,
Bec ouvert en un souffle qui tremble et qui
chancelle.
Écoute bien ton cœur
murmurer les secrets,
Les songes à ta porte
que tu ne sais pas voir…
Il connaît mieux que toi les mystères indiscrets,
L’amour que tu veux taire de peur de l’entrevoir.
Mais l’oiseau sur son fil tient ton âme amoureuse,
Et torture de ses plumes tes espoirs endormis.
Dans chaque
battement, une lumière vaporeuse
Disperse les empreintes de tes pires
ennemis…
Posté le 09.05.2008 par loukristie
Et si nous étions tous à la poursuite de quelque chose que nous possédons déjà ?...
Posté le 08.05.2008 par loukristie
Qui mieux que le silence peut recueillir les mots,
Et faire de cette essence un parfum de non-dits,
Qui mieux que le silence sait refléter l’écho,
De ces pensées obscures que mon âme maudit.
Qui mieux que la douleur peut m’apporter la paix,
Quand les vagues refluent, abandonnent sur la grève
Cette étrange douceur emmêlée de regrets,
Qui mieux que la douleur peut envahir mes rêves.
Qui mieux que les tourments, en ouvrant les barrières,
Fait déborder le cœur par le fleuve de mes yeux,
Le laissant épuisé, mais à l’âme prisonnière
Apportant un instant un envol prodigieux.
Qui mieux que la lumière rend ces ombres moribondes,
Dans les flammes vacillantes que ravive une présence,
Qui mieux que cette étreinte sereine et vagabonde
Accueille dans le silence ces bribes de transparence.
Posté le 08.05.2008 par loukristie
Un soir,
égarée dans l’enchantement nocturne,
Chuchotant au
silence mes amères confessions,
Je vis venir à moi, à mon âme taciturne,
Un être pâle et fragile d’une autre dimension.
Il prit dans ses mains douces le ruisseau de mon cœur,
Et en fit résonner les
cordes chancelantes,
Pour en faire échapper les plaintives rancoeurs,
Résignée que j’étais à ces eaux trop dormantes.
Et cet ange incertain
transforma mes silences,
Mes ultimes secrets en fièvres renaissantes,
Auréolé soudain de sa belle insolence,
Pour le
réveil vengeur d’une âme étourdissante.
Puis
l’aurore s’est levée, dissipant le mystère…
Ne demeurait de lui qu’une empreinte de rêve…
Mais mon
cœur bat plus fort, fébrilement espère
Qu’une plume en mon âme a frôlé de ses lèvres…
Posté le 07.05.2008 par loukristie
Lecteur paisible et bucolique,
Sobre et naïf homme de bien,
Jette ce livre saturnien,
Orgiaque et mélancolique.
Si tu n'as fait ta rhétorique
Chez Satan, le rusé doyen,
Jette ! Tu n'y comprendras rien,
Ou tu me croirais hystérique.
Mais si, sans se laisser charmer,
Ton oeil sait plonger dans les gouffres,
Lis-moi, pour apprendre à m'aimer;
Âme curieuse qui souffre,
Et va cherchant son paradis,
Plains-moi !... Sinon, je te maudis !
Charles Baudelaire
Posté le 07.05.2008 par loukristie
Juste quelques mots pour dire merci à tous ceux et celles qui ont été présents hier soir pour effacer cette vague sombre. Merci à vous,
Jack, Fragile, Mél, The Wolf, Ninon, pour vos échanges et vos paroles chaleureuses, vos mots, vos sourires et vos larmes (pardon, papillon !),
vos pensées et votre amitié, merci à toutes les "présences invisibles" dont je devine les traces dans le coin de ma toile.
Je ne comprends pas tout moi-même de cette "vague", mais
ce que l'âme fait subir, l'âme aussi sait l'apaiser ou l'enfouir, c'est vrai... Merci pour ces paroles.
Et la chandelle éclaire à nouveau les yeux de l'araignée...
Ton image ne pouvait pas mieux tomber, papillon !